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 Topics d'Avery sur WDTL.

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I Never Lies! x)
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Nombre de messages : 617
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Date d'inscription : 06/05/2007

MessageSujet: Topics d'Avery sur WDTL.   Mer 29 Jan - 15:38

CHAPTER V - AU BORD DU GOUFFRE.
« SURTOUT, ELLE ETAIT ENVAHIT PAR LA PEUR. LA PEUR DE SE RETROUVER SANS PROTECTION ET SANS AMOUR. LA PEUR DE NE PAS ETRE ARMEE, POUR AFFRONTER UNE REALITE CRUELLE. LA PEUR D'ETRE EN RUPTURE ET DE NE PLUS RIEN MAITRISER. LA PEUR ET LE DEGOUT DE VIVRE DANS UN MONDE SANS PITIE, QUI NE FAISAIT QUE BROYER LES PLUS FAIBLES. »


    Le temps. On en souhaiterait toujours plus... Du temps, pour réparer nos erreurs. Du temps, pour changer un fait, un geste, que nous avons causé, envers notre entourage, à autrui, par le passé. Au temps jadis... Un temps, pour rire. Un temps, pour sourire. Et, un temps, pour sécher nos larmes, qui coulent, inlassablement, sur nos douces joues nacrées... Un temps de paix, un temps de guerre. Un temps, pour se reposer, et, un temps, pour danser et profiter. Un temps, pour recoller des coeurs brisés, qui s'étaient détruits, en mille et un éclat. Dans une fine poudre de diamants, qui va et vient, au fil d'un vent léger. Des saisons, dont la douceur et la prospérité, n'ont d'égale, qu'à l'effusion, écarlate, de nos sens, nos sentiments. De nos repères... Un temps, pour se projeter, revenir en arrière. Un temps pour courir... Un temps pour faire des choix. Un temps, pour pardonner, l'écart de conduite. La chose que l'ont à commise. Ce que nous sommes, réellement... Un temps pour se réduire au silence, un temps, pour se dévoiler. Un temps, pour avancer et regarder, vers l'avenir. Un temps, pour méditer, un temps, pour foncer. Un temps, pour lutter, un temps, pour abandonner. Un temps, pour grandir. Un temps, pour lâcher prise. Voir l'être, que nous aimons s'en aller. Voir nos enveloppes charnelles, disparaître. S'envoler, tel un mouchoir au vent. S'évaporer, dans les méandres de l'oubli. Dans ce manteau de fumée, de poussière, quelques fois, inassouvies... Le temps... Nous vivons, dans un monde, où chaque jour, chaque nuit, comptent. On le voit, s'écouler, à travers ce sablier, qui marque notre génération, depuis la nuit des temps... A travers ces grains de sable, dont la couleur scintillante de l'argent, nous éblouis. Nous aveugle, nous consumes, sous les reflets d'une lune blafarde. Ou d'un soleil, dont les rayons, brûleraient. Ne réchaufferaient, que trop, nos peaux, si fragiles, qui se coupent, si facilement. Et, dont les parcelles de nos enveloppes charnelles, tomberaient en lambeaux. Une par une, et en viendrait teinter, la surface du globe, de nos teintes écarlates et flamboyantes... Pourtant... On dit, que certaines vies, sont liées, à travers le temps. Unies, à jamais, par un ancien appel, qui résonne, au cours des siècles... Le destin. Le temps. Le temps... Mais, qu'est-ce que le temps ? Certains disent, que le temps file, le temps n'attend personne. Le temps guérit toutes les blessures. Tous autant que nous sommes. Nous voulons plus de temps. Du temps. Du temps... Et, encore, du temps... Le temps, impossible de vivre avec, mais, impossible de vivre sans... Quelques fois, on aimerait bien, en avoir encore. Toujours, un petit peu plus, que de coutume. Que de raison. Et, quelques fois, nous aimerions juste que ça s'arrête. C'est un cercle sans fin. Une boucle interminable. Et, que nous le voulions, ou non, cela restera toujours ainsi... Le temps, je l'avais amenuisé, sans crier gare. Sans me rendre compte, qu'à un moment donné, j'en aurais besoin. Besoin de remonter, dans le temps. Revenir en arrière, pour savourer, davantage. Pour me remémorer, chaque instant, que j'avais passé, avec mon bel apollon... Je n'avais de cesse, de m'imaginer, ce que ma vie serait devenue sans lui... Est-ce qu'aujourd'hui, je serais plus heureuse, comblée que jamais ? Aurais-je ris aux éclats, dans les bras d'un autre ? Aurais-je eut la chance d'être mariée, avoir, un jour, des enfants, comme, je l'avais toujours désirée, à bien des égards ? Aurais-je trouver un but, à atteindre. Un sens à ma misérable petite vie ? Non... Non, j'en doute fort... Avery. Avery a tout pour faire mon bonheur. Rien que le fait d'être auprès de lui, me changer, du tout au tout. Avec lui, je me sentais nouvelle, vivante. Complète... Comme s'il était la pièce, qui manque à mon puzzle. Son doux sourire, éclatant. Ses iris chatoyantes, dont le tintement bleuté, brillaient de bonheur et de malice. Ses fins traits, de son visage, si envoutant, si pénétrant, dont j'aimais, tout paticulièrement, en explorer chaque parcelle, avec attention. Admiration. Sa peau, d'une blancheur incontestable, à celle de l'ivoire, qui était d'une douceur sans nom. Telle de la soie, que je laissais glisser entre mes petits doigts de fée. Ses lèvres pulpeuses, qui avait l'agréable goût du sucre, quand je les scellais, contre les miennes, et dont, je ne saurais me passer. Son rire cristallin, que je pouvais écouter, inconditionnellement, sans jamais me lasser. Son corps si joliment sculptée, taillée, qui était semblable à celui d'un dieux. Un apollon. La chaleur de ses bras, qui m'avait tant bercer, quand je m'étais sentie mal à l'aise, en danger. Cette proximité, que nous avons toujours eut. Ce vécu, qui était le nôtre, qui nous liés, rien que nous deux. Ses doux petits baisers, qu'il m'avait déposé. Qui avait laissé des traces indélébiles, derrière son tracé. Poser. Encrer, à jamais, dans mon âme. Ses baisers passionnés, aussi légers et éphémères, qu'un simple vol de papillon, qui avait le dont de me faire sourire, telle une idiote balafrée. De me faire voir la vie, sous un meilleur angle. Tout ceci, me manquer... Ce temps innocent et inconscient, qui nous avait bercer, durant tant d'années, il me semblait si lointain. Révolu, à jamais. Comme si il s'était fait engloutir, dans les profondeurs de la nuit. Dans les eaux glacés, d'un océan, qui n'avait, que, pour seul refuge, les abysses. Comme si il s'était fait tirer vers le fond, dans une spirale grisonnante, qui nous vide de tous sens. D'émotions. Comme si nous étions, que de vulgaires robots, sans la moindre vie. Dénués de toutes expressions. De tout semblant de raisons... Comme si nous étions, que de pâles copies, de nous-mêmes... Le pire, dans tout ça ? C'est qu'on doit sans cesse se réinventer, tous les jours... Parce que, d'un instant à l'autre, tout peut changer. Et, on ne peut revenir en arrière... Certains changements nous sont imposés. D'autres arrivent par accident. Il faut essayer d'en tirer son parti... On doit régulièrement trouver de nouveau moyen de ne point perdre pied. Alors, on change. On s'adapte. On crée de nouvelles versions de nous-mêmes... Il faut simplement s'assurer que la nouvelle version, est meilleure que la précédente. Oui, il est plus sage de le faire. De s'exécuter, avant qu'il ne soit trop tard. Avant même de regretter ce que vous avez fait, ce que vous êtes devenus. Parce qu'il advient, que, pour la plupart d'entre nous, nous ayons plus guère le choix - plus le choix, de devoir se créer, une nouvelle copie. Malencontreusement, j'avais la vague sensation, d'avoir épuisé tout le stock, en matière de meilleur. J'avais franchi une ligne, qui, normalement, n'aurait jamais dû l'être. J'avais pris une décision, sans vraiment m'y attendre, réellement. Sans m'y préparer, mentalement. Un nouveau tournant, deviendrait décisif. Très prochainement, pour mon existence. Pour nos vies... Qu'elles soient liées ou brisées, à jamais... Le plus cruel, dans tout ça, c'est que, je savais, que je devais laisser le beau jeune homme tranquille. Le laisser refaire sa vie, s'il se risquait à me rayer de sa liste, à tout jamais. Oui, je n'avais nul choix, que d'encaisser les coups. L'accepter, en me réduisant au silence, pour toujours. Toujours et à jamais... Je ne voulais le laisser partir. Le laisser filer entre mes doigts, parce que je l'aimais. Si ce n'est, plus que tout, en ce bas monde. Je tenais à lui, comme à la prunelle de mes yeux. Et, je sais que j'ai, totalement, tort. Que je ne suis qu'une petite fille égoïste et ingrate. Scélérat, que je suis. Seulement, je ne pouvais continuer sans lui. Je ne pouvais survivre, dans un monde où il n'existait pas. Il était mon tout, ma lumière. Ma sève, mon essentiel. Mon univers... Ma vie se résulte à lui. Elle tourne, exclusivement, autour de mon bien aimé, comme cela a toujours été le cas, jusqu'à présent. Mais, je savais, pertinemment, que j'avais tout gâcher. Tout détruit, entre nous, d'un simple revers de main. Que j'avais balayé, toutes ces années de joies et de bonheur, sans crier gare. Ce baiser volé, pouvait tout changer. Tout faire basculer, en un rien de temps. Et, même si je n'avais sût y répondre. Que j'avais réussi, à m'enfuir, en tout hâte, je l'avais, certainement brisé. Broyer, comme jamais personne ne l'avait fait, en évitant, mon doux et tendre fiancé. Et, rien que cette idée, me rendais malade. Je me sentais tellement mal, de devoir lui infliger tout cela. Toutes ces souffrances, ces chagrin, alors, que mon intention, n'avait jamais été de le faire. Alors, qu'il avait tout tenter, pour faire mon bonheur. Pour me faire passer, avant lui. Avant toute chose... Je regrettais, tellement, le fait, de ne point avoir ouvert les yeux, beaucoup plus tôt, que, ce qui était prévu... Sombre idiote que je suis. Voilà, que je m'étais laissée aller, consumer. Aveuglée, par mes sentiments inavoués. Ma fiertée. Mes regrets, à mesure, que je devais inquiéter ce dernier, dont, les quelques questions, lui semblaient, certainement, secrets. Abstraits. Flottant d'un air menaçant, dans l'environnement, qui nous entourer. Envelopper, dans une épaisse couche de brûme violacée et oppressant. Cherchant à nous étouffer. Et, je me sentais, totalement, irrévocablement, embarrassée. Me sentant partir vers le large. Me noyant, dans les profondeurs des abysses. Je ne méritais guère tout cela... Nul sorte d'engagement, venant de son être, de sa part. Je me sentais indigne de son affection, sa condition. Il serait d'autant plus sage que je lui dise la vérité. Que je lui dévoile, sans ambages, mes sentiments. Ce qui s'était, réellement, passé. Et, le laisser choisir. Décider, de ce qui serait le mieux, pour lui. Pour nous. Je lui devais bien, ceci. Après tout ce que mon bel ange, avait fait, pour me plaire. Me satisfaire. Pour nous avoir entourer d'une bulle de protection. Nous laissant aller, consumer, dans une douce torpeur. Parés de joies, de bonheurs incontestés. De belles illusions. Le beau brun devrait, me laisser. M'abandonner à mon triste sort. Me quitter. Je devrais partir, oui. Parce que, l'amour, c'est, aussi, laisser partir ceux qu’on aime, quelques fois. Oui, je devrais m'y résoudre... Et, pourtant... J'étais, présente, à ce jour. Alors, que je savais, pertinemment, que je n'avais aucun droit. Que, mon obligation, consistait à le laisser vivre en paix. Vivre sa vie, si c'est ce qu'il désirait. Je devais arrêter de le retenir, de l'étouffer, comme un pauvre petit moineau, qui reste sagement, enfouis, dans les paumes de mes mains. Je ne pouvais continuer à le tourmenter, tel un spectre. Un mauvais esprit, rôdant autour de lui. Comme un sombre vautour, qui toise, avec intensité, sa prochaine victime. Il méritait mieux, que tout cela. Mieux que moi. Beaucoup plus que le simple fait, de devenir une épave. Je voulais, simplement, qu'il soit heureux, comblé, comme jamais personne ne peut l'être. De trouver son âme soeur, sa perle rare. Même si, ça ne serait plus moi... Peu importe s'il me déteste. Peut m'importe si, mon cher et tendre Avery, aller me maudir. Peu m'importe le devenir de ce monde, qui n'est que cruauté. Je voulais juste arrêter. Arrêter de le faire souffrir, si tel était le cas... Je voulais alléger son fardeau. Faire, disparaître, pour toujours, et à jamais, sa souffrance, son désarroi. Recoller les morceaux, de son pauvre petit coeur brisé. Quitte à me réduire au silence. Quitte à le voir s'éloigner. Se résigner à m'oublier. A lâcher prise. Avoir des vues, sur une autre personne, tout aussi charmante, séduisante. Aussi parfaite, que lui... Et, continuer de l'aimer, en secret. Toujours à l'affut. Toujours présent, dans mes pensées, qui sont devenues aussi claires, aussi limpides, que de l'eau de roche. Et, pourtant torturée, que je ne saurais l'être, jusqu'à la fin de mes jours. Jusqu'à-ce que mon heure trépasse. Que je rends mon dernier souffle de vie, et que l'essentiel m'échappera toujours... Du temps. Juste du temps...

    Une journée, pour le moins, monotone, s'achevait. Une légère brise se lever. Soufflant, faisant virevolter les feuilles, qui se décrochaient des arbres. Jongeant le sol, dans un bruit sourd. Le voile se déchirer. La nuit fraîche se parait de teintes violacées. Mais, dans les petites maisons colorées, les lumières s'éveillaient. Les bougies continuaient de brûler. L'éclat orange et jaune des flammes, vacillaient sur leurs murs. Mais, la douce mélodie des oisillons, s'arrêta, brutalement. Les villageois ne scandaient plus leurs incantations, désormais. L'écho de leurs voix, se brisèrent, tel l'épave d'un bateau. Le silence s'était abattu sur eux. Leurs traits rester figés, dans un cri éternel et muet, alors que d'autres, s'en allèrent, à leurs occupations coutumières. Une longue soirée s'annoncer. Nous pouvions, enfin, décompresser, se reposer. Se détendre et laisser notre esprit vagabonder. Mais, cela n'était point mon cas. Du moins, pas encore... Ce début de week-end, sonner, bourdonner, jusqu'à mes tympans, comme un défi. J'allais devoir l'affronter. J'allais devoir lui faire part de la nouvelle. Je n'avais nul moyen d'y réchapper, cette fois-ci, je le savais. Je ne pouvais plus lui sortir d'excuses, détourner la conversation. A moins, d'avoir un goût, très prononcé, pour tout envoyer valser, qui sait... Je me doutais, pertinemment, que cela n'allait guère l'émerveiller, lui faire plaisir. Et, bien que, j'appréhendais ce moment, je n'avais plus le choix, que de lui dire la vérité. Je la lui devais, au risque que, notre longue et belle histoire de romance, ne s'achève. J'étais au bord du gouffre, j'en avais conscience... Cependant, je mettais tout en place. M'occuper, gentiment, de préparer la table, dans une ambiance douce et chaleureuse. Très chic et romantique. A cuisiner les mets préférés, de l'élu de mon coeur, tout en prenant soin, de me faire belle. De me vêtir, d'une jolie robe bustier, couleur mauve. Je restais simple, mais élégante. C'était classe, sans pour autant que cela ne fasse de trop. Que cela ne bascule dans la vulgarité. Je savais que, ce genre de choses. De petites attentions, plaisait, généralement, à mon doux et cher fiancé. Que cela, le touchait, un tant soit peu. En particulier, quand il s'y attend, le moins. C'était un atout, qui avait le don, de nous rapprocher, plus que l'anormal. Nous retrouver, plus que de raisons. Surtout, sur l'oreiller. Et, s'il fallait en arriver jusque-là, ce soir, j'en étais toute disposée. J'allais en jouer, afin de créer une certaine diversion. Ou, pour mieux faire passer la pilule, certainement... Oh, je vous en prie, comme si ça ne vous étiez jamais arrivés! Comme si vous n'aviez jamais fait cela, afin de vous racheter! Je n'avais nul doute, que j'en étais responsable. Que j'étais en tort. Mise en porte à faute, pour l'avoir fuis, au demeurant. Alors, que mon bel ange, devait se questionner. S'inquiéter, qui plus est. Je savais parfaitement, que j'allais devoir placer la barre bien haute. Tout tenter, pour me faire pardonner, auprès de lui. Et, j'étais bien décidée a le lui faire comprendre. A lui montrer, que, malgré cette distance, je l'aimais toujours autant. Avery était mon âme soeur, ma perle rare. L'homme de ma vie, et je n'allais guère, le laisser filer, du bout de mes doigts. Vous pouvez me croire... Et, alors que je cherchais désespérément, un moyen. Une technique infaillible de ne pas le blesser. Le froisser. Lui faire perdre tout semblant de raison, tout en m'affairant, soigneusement, dans la cuisine, je crus entendre un bruit, dans le lointain. Un signe, qui me fit comprendre, que, mon bien aimé, venait tout juste de rentrer. Je sentais, alors, mon rythme cardiaque, accélérer, sensiblement. Mon coeur, qui battait à vive allure, menaçant presque, d'imploser, cependant que je laissais, durant quelques longs instants, ce que j'étais en train de faire. Je m'empressais, dont, de faire quelques pas, en direction du salon. Pratiquement en courant. Prête à accueillir mon futur époux, alors que, dans le fond, je sentais ma gorge se nouait. Une boule se former, se resserrait, dans le creux de mon ventre. Comment allait-il réagir, après tout ce temps ? Allait-il m'en tenir rigueur, au point, de me demander, de quitter les lieux. De le laisser seul, afin de pouvoir respirer ? Se doutait-il de quelque chose ? Allait-il, seulement, m'insulter. Me traiter de tous les noms, pour l'avoir ignoré. Repoussé ? Non... Je ne crois pas. Avery n'était pas du genre, à se laisser emporter, directement. Du moins, pas avec moi. Pas sans raison valable. Il savait, que je n'avais point chercher à lui causer un quelconque mal. Pas intentionnellement, en tout cas... Je me savais qu'imparfaite, face à lui. Et, j'avais tout essayé, pour éviter tout conflit, durant ces quatre longues années de vie commune. Conjugale. J'avais tout fait, tout tenter pour faire son bonheur. Pour le faire passer, avant toute chose. Avant moi. Tout comme il en avait fait de même, à mon égard. Je l'aimais, oui. Plus que tout, même. Mais, j'avais, seulement, besoin d'un certain espace. De reprendre confiance. D'encaisser les coups. De nous protéger, contre tout - contre vents et marrés. Et, si ce dernier m'en voudrait, je ne me sentirais, que, d'autant plus coupable. Responsable, de l'acte, de mon petit prince. Cela ne ferait, que nous compliquer la tâche. M'enterrer vivante. Et, dans le fond, ce n'était pas ce que je désirais. Je voulais, seulement, que ça s'arrête. Que tout redevienne, comme avant. Au temps jadis. Je désirais tant, que notre amour, notre bonheur, redevienne complet. Qu'il n'y avait plus que cela, qui comptait. Hélas... Je devais lutter. Accepter la dure réalité, la fatalité. Renoncer l'idée, de perdre certain de mes proches. Comme si cela était suffisant... Sur ce coup, je n'avais plus le droit à l'erreur. Plus le droit de me tromper. Je l'avais toujours choisi, lui, et ça sera toujours le cas. Mais, j'avais besoin de me sentir à l'aise, en confiance. De savoir qu'il pourrait remonter la pente, à mes côtés. Comme cela à toujours était le cas, auparavant. Sans quoi, mon monde s'écroulerait. Mon existence tout entière ne serait plus qu'une simple chimère, sans Avery. Je me réduirais à jamais, au silence. Malencontreusement, on ne peut s'attendre, à un impact soudain. On ne peut pas s'y préparer. Ça vous frappe, venant de nulle part. Et soudain, votre vie d'avant est finie, pour toujours... Il faut juste savoir lutter. Respirer un bon coup. L'accepter, et aller de l'avant, en attendant que la douleur disparaisse... Je pourrais, tout aussi bien, arrêter de me torturer. De nous torturer, tous les deux. Me laisser aller. Tout abandonner. Partir, en sachant, que c'était, peut-être, vain. Mais, je ne le voulais point. Je désirais, surtout, et avant toute chose, attendre le verdict, de mon bel apollon. Savoir ce qu'il pensait de tout ceci. S'il était prêt à vivre, ainsi. Avec cette idée qu'un autre, m'avait embrassé, enlacé. Je me doutais, également, que c'était stupide, de se comporter de la sorte. D'être dans un tel état d'esprit, pour une simple broutille. Pourtant, j'avais parfaitement conscience que, tout pouvait se jouer, à cause de cet incident. A cause de ce baiser volé, dont, je n'avais sût répondre. Non, je ne pouvais tolérer l'idée, de me montrer infidèle, envers mon fiancé. Je ne m'en voudrais que trop, pour ça. Mais, je me détestais, aussi, d'avoir brisé le coeur, d'Eric. De lui avoir fait mordre la poussière, de la sorte. Il a toujours été mon meilleur ami. Nous avions ce vécu, qui était le nôtre, après tout. J'avais toujours cherché à ce qu'il reste dans cette zone de confort, de stabilité, mais, c'était à croire, que, cela n'avait guère été suffisant. Et, je devais en assumer les conséquences, désormais. Ses conséquences, à lui. Ses problèmes, qui était devenu, irrémédiablement, les miens... Et, plus les secondes s'écoulèrent, s'égrenèrent, plus je tentais de retrouver un semblant de raison. De courage. D'espoir, alors qu'un léger sourire, tira les coins de ma bouche... Mon corps s'appuya, dont, dans l'antre de la cuisine, ainsi que du salon. Positionner, entre la porte ouverte, à mesure que je posais ma main, sur ma hanche. Me tenant, tel un mannequin. Et puis... Le beau brun arriva, enfin. Je sentais mon coeur battre à tout rompre, heureuse de croiser son doux regard envoutant, pénétrant, qui avait, pourtant, l'air stupéfait, en me voyant. Comme s'il venait de voir un revenant. Ce qui me rendait, d'autant plus anxieuse. Cependant, je décidais de ne rien laisser transparaitre. De faire bonne figure. « Salut, bel étranger. » Susurrais-je, d'une petite voix douce et mélodieuse. Souriant, toujours, comme une idiote balafrée. Je voulais me précipiter. Me jeter dans ses bras, et l'embrasser passionnément, comme on peut le voir, dans les films, mais, je craignais que mon geste. Mon comportement, ne soit que trop déplacer, en tenu des derniers événements. Qui plus est, le fait de me faire repousser, à mon tour, lui en serait d'autant plus légitime. Bien, que j'en serais blessée, je l'admets. Alors, je restais à ma place, sagement. Prenant mon mal en patience, pour savoir quel comportement adopter, en anticipant sa prochaine réaction...
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