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 Topics d'Eric sur WDTL.

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MessageSujet: Topics d'Eric sur WDTL.   Jeu 23 Jan - 19:45

CHAPTER I - BON BAISER D'ERIC.
« JE NE GUERIRAI PAS DE CET AMOUR. TU M'AS PRIS MA LUMIERE, MA CONFIANCE. MES JOURS SONT VIDES, MA VIE EST MORTE. JE FAIS JUSTE SEMBLANT DE SOURIRE, D'ECOUTER, DE REPONDRE AUX QUESTIONS. TOUT LES JOURS, J'ATTENDS UN SIGNE, UN GESTE. QUE TU ME DELIVRES DE CE TROU, DANS LEQUEL TU M'AS LAISSE ET QUE TU ME DISES POURQUOI, POURQUOI M'AS-TU ABANDONNE ? »


    Des étrangers. Nous étions devenus de simples personnes, qui était empreint à l'indifférence. Qui faisait comme si nous nous étions, jamais connu. Celles qui n'avaient guère la moindre envie de faire plus ample connaissances. Pas un mot, pas un sourire. Rien... C'était le néant absolu... Le bonheur ? Il s'était évanouit. Il avait disparu, à jamais, à travers les brumes azurées de l'horizon. Il avait implosé, laissant s'échapper ses rayons, à l'amer odeur de soufre. Une odeur âcre, putride. Il avait été attiré, sans crier gare, dans une spirale grisonnante... Depuis ce soir-là, les ténèbres m'entouraient, m'enveloppaient, de son manteau de fumée. Tout partait à la dérive, telle l'épave d'un bateau. Depuis ce soir-là, mon monde s'était écrouler. Il avait perdu de sa splendeur. De sa saveur, de son éclat. J'avais glissé, dans un trou noir et béant. Prisonnière de ses paroisses de verres, qui m'étouffait. De ses ombres irréelles. De ses spectres, qui remontaient à la surface. Venant rôder, me hanter, à chaque minute, chaque seconde qui s'écoulaient, à travers ce sablier, qui marque notre temps... Il me manquait, affreusement. Terriblement. Ce n'est point, seulement, par vague, c'est constant. Tout le temps. Si ce n'est que son absence emplit mon horizon... Je m'en voulais, à un point que personne ne pouvait soupçonner, imaginer. Pas même lui. J'avais la vague impression, qu'une partie de moi-même, avait été sauvagement arrachée - arrachée de mes propres entrailles... Je savais, parfaitement, que tout était de ma faute, et uniquement, de la mienne. Que, j'étais responsable, coupable, du choix, que j'avais fait. Jamais je n'aurais dû fuir, comme je l'avais fait... Probablement, que je n'aurais jamais dû le repousser de la sorte, alors que le beau jeune homme, n'avait cherché qu'à me montrer, me dévoiler, sans ambages, ses sentiments. Sans nul doute, que j'aurais dû me jeter dans ses bras. Répondre à son baiser, à ses attentes. A ses prières. Mes intentions n'avaient jamais été enclin à lui infliger un quelconque mal, un désarroi, sans nom et sans pareil... Je suis effrayée, à l'idée même, de le perdre. Je ne pouvais le tolérer, le supporter. Ou même, le concevoir. C'était juste impossible, intolérable... Eric, ce petit bout d'homme, si extraordinaire. Si charmant, attachant. Cet être, qui m'avait tant fait rire, sourire, par le passé. Qui m'avait inspirée confiance et bienveillance. Qui m'avait insuffler, tant de réconfort, de sécurité. De bien être. Ce jeune homme, qui était devenu, dès lors, mon meilleur ami, mon frère, mon confident. Celui que j'avais connu, à l'orée de cette contrée verdoyante. A la lisière de cette pâle clairière, alors, que nous n'étions encore que de jeunes enfants naïfs et innocents. Celui que je n'avais jamais quitté, depuis. Notre histoire s'était construite de merveilleux souvenirs, d'images. Une amitié que nous avions vu grandir, briller, telle une pluie d'étoiles. J'avais tout gâcher, bêtement, j'en avais parfaitement conscience. Mais... Aurais-je pu faire autrement ? N'aurais-je point vécu, davantage, dans le regret, en nous laissant aller, par ce flot d'émotions, de sentiments ? Dans une douce torpeur. Une bulle aux couleurs chatoyantes, qui nous avait coupé de cette joute lasse du monde, en cet instant, qui nous avait paru magique, malgré tout ? Pouvons-nous réellement vivre ainsi ? Dans le fol espoir, que le bel apollon devient mon amant ? Pouvions-nous, réellement, s'éclipser, le temps de quelques heures timidement volées, pour nous retrouver, ne former plus qu'une seule et unique personne ? De mentir, au détriment de cette relation, pour le moins, dangereuse, alors que je portais le signe, le symbole même, de mon engagement ? Non... C'était contraire à l'éthique. A tout ce que je croyais. Je ne m'en voudrais que bien trop, pour cela... Je ne pouvais leur infliger pareil mal. Pas comme ça, pas maintenant... Je tenais à lui, comme à la prunelle de mes yeux. Même si, en ces temps de malheurs. Aussi sombres et lugubres, qu'ils puissent être, il devait s'imaginer le contraire, certainement... Je ne voulais que leur bonheur - bonheur que je ne pouvais faire partager aux deux hommes de ma vie. C'était horrible, c'était cruel, je le savais. Mais, je ne pouvais faire autrement... Je l'avais toujours choisi, lui. Je n'avais jamais eu personne d'autres. Jamais, ô grand jamais, eu des sentiments, aussi forts, aussi puissants, que j'avais. Porter, à l'égard de mon fiancé... Quand bien même, je voulais qu'il en soit autrement, je ne pouvais jouer, cependant, sur les deux tableaux. Je ne le pouvais pas... Bien sûr, je n'avais guère envie de perdre Eric. Sans lui, je me sentais incomplète. Je perdais tous mes moyens, mes repères, mais, je ne voulais lui infliger encore plus de mal, que nécessaire. Pas comme ça... Alors, oui, il pourrait m'en vouloir, s'emporter contre moi. Je le méritais, sans nul doute - je me détestais tout autant, mais je préférée largement cela, plutôt que de mon montrer infidèle. Une personne sans coeur et totalement égoïste, qui plus est. Eric méritait mieux. Beaucoup mieux, que moi. Il méritait vraiment de trouver sa perle rare, d'être heureux, aimé comme jamais - chose que je ne pouvais lui accorder. Du moins, pas de manière satisfaisante... Ce n'était qu'une ombre, une simple pensée, que celui-ci croyait aimé... Et, encore... Je n'étais même pas certaine de ce que j'avançais. Je n'étais, que, bien trop sotte. Je ne pouvais, que, me démontrer imparfaite et, pour le moins, insignifiante, face à ce bel apollon. Ou bien... Mon esprit embrumé, se complaisait, certainement, au fait, que ce dernier finirait, par se lasser, bien vite, de ma petite personne. Après tout... Comment pouvais-je m'imaginer, un seul petit instant, que cela pourrait être différent. Que cela changerait la donne. En serait autrement ? Comme si, mon cher et doux petit prince, pouvait ressentir, ne serait-ce, que bien plus - plus que l'anormal. Plus que de raison, à mon égard... C'était pathétique. Je n'avais guère envie de tout cela. De le laisser tranquille, partir, mais je devais faire avec. Lutter contre mes sentiments, avant de commettre une erreur, que je savais, déjà, que j'allais regretter amèrement. Avant même de me jeter dans ses bras... Que je lui vole, un doux baiser, et, trahir, ainsi, la confiance, de mon bien aimé... Il fallait que je le fasse. Que j'apprenne à vivre avec. Je lui devais, au moins, cela. C'était, bel et bien, la seule chose, que je pouvais faire, pour lui. Même si l'idée même, d'être séparée du beau brun, ne faisait que m'enterrer vivante. Me tuer un peu plus encore, à mesure que l'instant en était tout proche. Que ce sacrifice devait être fait. Emportée dans une folle frénésie, aux couleurs pourpres, cramoisie. Jusqu'à-ce que notre histoire ne devient qu'un futile amas de poussière. Et, que l'essentiel nous échappera toujours. Pour toujours et à jamais. Brûler, consumés dans les méandres de l'oubli. Voir notre belle et grande amitié, s'effondrer. S'écrouler, sous nos pas. Derrière notre tracé... Mes intentions avaient, toujours, étaient forts louables et sincères. D'une certaine manière, je souhaitais pouvoir être à la hauteur de ses espérances. Je voulais devenir celle qu'il désirait, depuis tout ce temps. Mais, j'avais toujours choisi mon cher et tendre bien aimé. Il a toujours été l'amour de ma vie. Et... Je ne pouvais en faire autrement. Je ne pouvais rompre cette promesse. Briser tout principe, que j'avais fait, solennellement. Pour le meilleur et le pire. Dans la joie, comme dans le dénuement. Raison, pour laquelle, mon petit Rick, n'avait l'air de comprendre. De saisir l'essence même, de mes quelques paroles, visiblement... Et, ce sentiment amer, en était horrible... Je me haïssais. Mais, je lui en voulais, tout autant. Je le détestais, de m'avoir poussé à sauter dans le vide. Sans la moindre protection. De m'avoir fait trébucher. Glisser dans ce trou noir et béant. Un puits, qui n'avait, ni commencement, ni fin, sur lequel, je ne pouvais me raccrocher. Retrouver un semblant de raison. D'espoir. Jusque-là, tout avait l'air si beau. Tellement parfait. J'avais vraiment tout fait, tout tenter, pour lui faire plaisir. Pour qu'il reste dans cette zone de confort, de stabilité. Mais, c'était à croire, que cela n'avait guère été suffisant, hélas... Je ne jetais point la première pierre. J'admets, que j'en étais responsable. Du moins... En contrepartie. Que, c'était de ma faute, si nous en étions arrivés là. J'étais la cause de ce conflit, de cet amour interdit, et... Je me sentais totalement impuissante, face à cela. J'étais emportée vers le large. Je n'avais aucune issue possible. Pas de remède miracle. Je vivais de sombres heures, où je remettais tout en doute. Où j'avais envie que d'une chose : Abaisser ce masque du bonheur, pour montrer mon véritable visage. Angoissée. Seule et égarée, telle une pauvre âme en peine. Je voulais tellement que cela cesse. Etouffer toutes ces larmes, ces douleurs, d'un simple claquement de doigt. Du revers de ma main. Et, je ne parlais pas seulement pour moi. Mais, surtout, pour mon petit prince. Malheureusement... Que pouvons-nous faire de plus, quand tout s'écroule. Quand le sol se dérobe sous vos pas ? Jusqu'où faut-il aller, pour étreindre cette douleur. Ces chagrins, ces regrets ? Jusqu'où faut-il s'enfuir, pour guérir une absence ? Jusqu'où faut-il s'enfuir, pour échapper à sa douleur, à son ombre, à sa vie ? Rien... Il n'y a rien que l'on puisse faire. On doit juste respirer un grand coup, attendre qu'elle ne disparraisse d'elle-même. Que la blessure, qui l'a causée, se referme. La douleur, on doit juste l'anesthésier, l'ignorer. On doit se battre, lutter de toutes nos forces. Encaisser les coups. Souffrir, seul, dans son petit coin. Se réduire, à jamais, au silence. Nous devons faire avec. Porter son fardeau, aussi lourd et insoutenable, qu'il puisse paraître. L'accepter. On doit survivre à tout prix. Parce que, quoi qu'il se passe. Quoi qu'il advienne, la vie en fourni toujours plus. C'est le karma, et peu importe comment vous voyez ça, il vous empoisonne, tel le venin d'un serpent. Le karma... Ca craint.

    Cela faisait, déjà, un bon moment que je restais là, dans ce long couloir sans fin. Tel, celui qu'on aperçoit dans un épisode de la quatrième dimension. J'étais là, aussi droite, aussi raide qu'un piquet. Aussi figée qu'une statue de sel, encore indécise à l'idée de frapper du poing contre la porte de celui qui hantait mes rêves. Qui venait de me poignarder dans le dos, sans crier gare. Sans la moindre compassion. Sans le moindre état d'âme. Mon souffle saccadé se mélanger. Se fonder dans la masse. Mon rythme cardiaque s'accélérer sensiblement. Je sentais mon coeur battre, plus vite que de coutume. A tel point, que, j'avais la vague impression qu'il allait imploser et colorer les environs de sa teinte rouge écarlate, à l'amer odeur de rouille. J'étais partagée à l'idée de franchir le seuil ou de prendre, directement, mes jambes à mon cou, sans avoir à demander mon reste. Pourtant, il le fallait... Je devais prendre mon courage à deux mains. Lui poser quelques questions. Lui demander des explications, sur son comportement. Son geste, qui m'avait paru, quelque peu, déplacer. Récupérer mon dû, dans le pire des cas. A savoir, les alliances, que, je lui avais, soigneusement. Gentiment, passer... Je me doutais, pertinemment, qu'il allait être déçu de cela. De ma petite visite. De ne pas l'avoir rappelé. De ne point avoir fait l'effort incommensurable, de passer. Mais, je n'avais pu le faire, plus tôt. J'avais eu le besoin irrépressible de me laisser aller, par ce flot de chagrin. De me laisser aller. Transporter. Aveuglée, par mon excès de colère. J'avais, seulement, besoin d'un peu de temps, pour accepter. Encaisser tout cela. Mais... Ces derniers jours, ne m'ont paru que bien trop court... Et voilà, qu'aujourd'hui, je me trouvais devant son antre. Je tentais, dont, de prendre une grande inspiration et me risquais à cogner, doucement, en espérant que ce dernier daigne me laisser entrer, juste le temps de récupérer l'écrin d'argent. Le symbole de notre engagement. De notre promesse. Notre fidélité... Ou alors, le beau jeune homme, pourrait, tout aussi bien me le passer, directement. En mains propres, s'il ne désirait que je le trouble, dans une quelconque sérénité. Ainsi, le beau brun n'aurait, nul recourt. Nul obligeance de me rejeter, comme une malpropre. Même si je le méritais largement, j'en conviens... Je patientais, alors, le temps de quelques minutes, au demeurant. Sentant mes mains, devenir moites... Je les essuyais, dont, sur mon jean, cependant que, je tentais, vainement, de garder mon sang froid. De ne point perdre de ma constance... Comment allait-il réagir ? Etait-il, seulement, là ? Allait-il m'insulter, me traiter de tous les noms, parce que je l'avais repoussé, la dernière fois. Même si ce n'était point, ce que j'avais voulu, dans le fond ? Ou, allait-il, tenter, une nouvelle fois, de me faire culpabiliser. De me faire craquer. Que je tombe dans ses bras ? J'ignorais totalement, royalement, quelle pouvait être sa réaction, mais je devais me montrer brève, évasive, si je ne voulais guère, le blesser davantage. Je me sentirais, d'autant, plus mal, si cela devait arriver, une seconde fois... J'étais, complètement, à sa merci. Et, je savais que, si je ne réagissais point, maintenant. Que je me laisser emporter vers le large, je n'aurais plus aucun moyen de m'en sortir - de sortir la tête, hors de l'eau. J'allais y perdre beaucoup. J'allais tout envoyer valser, balayer, tel un mouchoir au vent. Voir notre monde s'écrouler. Devenir une simple chimère. Nous ne serions plus, que l'ombre de nous-mêmes... Ca sera, tout simplement, le Game Over de l'histoire. Notre histoire. La fin d'un tout... Je me rends compte, à quel point, l'estime qu'on a de sois-même, est fragile. Et, dépend, étroitement, du regard, de l'être aimé. Et combien, de nombreuses heures magiques, peuvent colorer des années d'humiliation et de petite vie...


Dernière édition par Admin le Ven 24 Jan - 14:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Topics d'Eric sur WDTL.   Jeu 13 Fév - 17:27

Le fil rouge du changement. Certains disent qu'on ne peut jamais savoir à quel moment notre vie va basculer... On prépare le dîner, on rentre à la maison, après une longue journée. On déguste un verre de vin, on se morfond sur ses douleurs et ses problèmes... Et, tout à coup, lorsqu'on s'y attend le moins, la nouvelle arrive... Oui, certains évènements changent, définitivement, notre vie. Mais, pas toujours de la manière, que l'on espérait... Le changement, il faut juste l'affronter, passer l'obstacle. Foncer tête baissée. Il faut lui en savoir gré, car de toute évidence, nous ne pouvons faire autrement. Le fil rouge du changement... Quoi de plus fastidieux que d'être confronter à cela ? Beaucoup songe, que, se tourner vers l'avenir, c'est ce qu'il y a de mieux. C'est la réponse à leurs attentes, à leurs prières. Comme si tout ceci s'annonçait, comme un appel, une nouvelle ère. Comme si cette seconde chance leur était offerte. Comme s'ils pouvaient renaître, à tout moment, de leur cendre. Tel un phoenix. Mais, pour d'autres, le fruit de leur dur labeur. Leurs relations, qu'ils pensaient forte, solide. Leurs rêves, leurs espoirs les plus fous, restent dans l'ombre. Inassouvi. Leur ballon noir les rattaches à leurs sombres et tristes pensées. Et puis... Comment faire. Comment rester fort et serein, lors que notre monde, notre existence tout entière s'écroule. Se brise, se fracasse, sous les bruissements d'une épave, sombrant dans les eaux troubles. Dans l'abysse infernale ? Comment faire, pour remonter la pente, pour reprendre courage, alors que l'on est convaincu, que nos prochains efforts, resteront vains et sans attaches ? Aussi incommensurables, immenses, prodigieux seront-ils. Comment ne point perdre toute confiance de sois, tout courage, alors que l'on sait, parfaitement, que la chute sera d'autant plus fatale. Plus houleuse qu'elle ne l'est, déjà ? Et, si tout ce que nous avons construit. Et si, tout ce que l'on croyait, aussi dur comme fer, étaient destinés à se détruire, en mille et un éclat ? Sous une pluie torrentielle d'étoiles. Une poudre de diamants ? Et si, cela ne présage que la fin, d'un songe, qui ne paraitra guère, à voir la lumière du jour ? Et si, nous étions destinés à glisser, continuellement, dans ce puits, qui n'a ni commencement, ni fin ? Qui nous afflige de douleurs lancinantes. Qui nous perforent le coeur, de ses piques de glace, jusqu'à-ce que l'on cesse de lutter, de se battre ? En ces temps de malheurs, je persistais à croire, en dépit de toutes choses, que, tout ce que je touchais, s'effondrer, tel un château de cartes. Se dérober sous mes pas... Je pensais que j'étais en train de nager. De rejoindre la rive, alors qu'en réalité, la situation en était tout autre. Je sombrais, sans vraiment m'en apercevoir. Et, tout ce qui n'aurait jamais dû être oublié, me furent perdu, à jamais. Tous ces souvenirs, ces éclats de rire. Toutes ces promesses solennelles, ces poignées de mains. Toutes ces belles et tendres étreintes, qui m'avaient paru chastes. Tous ces bisous magiques, que j'aimais tant recevoir. Tous ces mots... Tout n'était que poussière, désormais... Eric m'avait poussé, dans ce trou noir et béant. Sans que je ne puisse m'y préparer, réellement. Totalement. Il avait lâché, sans crier gare, ma main, qui soutenait la sienne, qui avait été liée, à travers les méandres de l'oubli. A travers ces petits grains de poussières, de sable, qui marque notre vie. Notre temps. Je m'étais fourvoyé, durant toutes ces années. J'avais été aveuglée, au demeurant. Et, je détestais cela... Je le haïssais, de m'avoir fait ça. De m'avoir mis, dans une telle situation, pour le moins étroite et inconfortable. Moi, qui n'avait voulu que lui faire plaisir, le protéger de tout. Contre vents et marrés. Il était le seul, sur qui je n'avais jamais sût compter. Le seul qui était digne de confiance. Quand tout aller de travers, il avait été là. J'avais pu poser ma tête sur son épaule, et tout lui confier. Mes peurs, mes angoisses. Mes secrets. Mes pensées les plus sincères, les plus intimes. Je l'avais mis sur un piédestal. Je l'avais complimenter, mis d'autant plus en valeur, qu'il ne l'était déjà. Il était ma lumière, dans mon océan de ténèbres. Mon essentiel, mon petit prince. Mon existence, tout entière ne se résumait qu'à lui. Il ne tourne qu'autour du bel apollon. Il était mon pilier, mon oxygène. Une vie sans lui, ne méritait d'être vécu. Il était la meilleure partie de moi-même. Et ça, je l'ai toujours dit, toujours pensée. Et, ce dernier le savait, mieux que quiconque... Notre histoire. Notre vécu, notre amitié. Nous deux, ça a toujours été écrit, proscrit, dans les étoiles. Cela n'avait jamais changé. Jamais pris, une autre tournure. Je pensais, sans nul doute, que ça resterait ainsi, quoi qu'il arrive. Que le beau brun resterait, à jamais, mon meilleur ami d'enfance. Mon frère, mon confident. Qu'il resterait mon petit prince, quoi qu'il puisse se passer. Que jamais, notre amitié ne serait brisée, entachée, par quiconque, oserait se braver entre nous. Et, encore moins, par un fort sentiment de légèreté, de réconfort. Un sentiment si puissant, qui dépasse, toujours, l'entendement. Balaye tous sens, toute raison, d'un simple revers de main. Quelle idiote, hypocrite, je pouvais être. Qu'elle naïve... J'avais été si abruptement, habilement bernée. Moi, qui était si heureuse et en sécurité, dans ma petite bulle, aux couleurs chatoyantes. Ne me doutant de ce qui pouvait se tramer derrière ces doux sourires, ces rires cristallin... Il venait de me l'éclater, à l'aide d'une aiguille argentée. Me faisant redescendre de mon petit flocon de nuage, pour le moins duveteux. Me faisant comprendre que la vie ne tient qu'à un simple et malheureux petit fil de soie. La réalité était dure, beaucoup plus houleuse qu'elle ne puisse montrer, qu'à la lueur du jour. Aux premiers rayons d'un soleil éclatant. Elle était trop lourde à encaisser. Elle se métarielisait, en une traînée de poudre noir et ne faisait que m'enterrer, vivante, six pieds sous terre. J'étais déchue, privée de ce monde idéal, de ce bonheur simple et imparfait, selon le bon vouloir du beau jeune homme. Il avait pris mon coeur, sans crier gare, et me l'avait mis au supplice, sans le moindre scrupule, sans le moindre état d'âme. Et, plus je tentais de lutter contre lui. Contre ces sentiments, qu'il me portait, à bien des égards, plus la raison me fuyait. Virevoltant. S'envolant, tel un mouchoir au vent. Emporter, par les brises froides et incertaines. J'étais à sa merci. Prisonnière de mes propres tourments. Esclave de son amour, son désir brulant, qui lui avait toujours été interdit. L'Eric que je connaissais, que j'avais tant aimé, par le passé, avait disparu. Emporter dans cette spirale grisonnante, pour toujours et à jamais. Je l'avais perdu... Non pas, parce qu'il était mort, mais, parce que ses qualités, que j'adorais, étaient bel et bien mortes. Peut-être, que les miennes l'étaient, également, qui sait ? Peut-être, que mon petit Rick me détestait tout autant ? Après tout... J'avais été, un tant soit peu, trop douce. Toujours à l'écoute. Trop proche de lui. Oui, c'est vrai... Mais, je n'avais jamais cherché à lui tourner autour. A lui déclarer ma flamme. Quand bien même, mes sentiments étaient fort pour lui, je n'avais jamais donné le moindre signe. Rien, qui puisse lui montrer, qu'il pouvait me voler un baiser, de la sorte. Je n'avais guère cherché, non plus, à lui causer le moindre mal. La moindre souffrance. Je ne m'étais jamais moquée de lui, au demeurant. Ni avant, ni maintenant. Ni après. Mes intentions, avaient toujours été fort louables, à son égard. Certes, je l'admets, je n'ai point toujours été sincère. Parfaite. Je l'avoue, clairement, j'avais été verte de jalousie, quand d'autres filles l'approchaient. En particulier Aileen. Mais, croyez-moi, si j'avais, réellement, voulu dévoiler, montrer, sans ambages, mes sentiments. Si j'avais souhaitée devenir la clef de ses malheurs, je lui aurais fait comprendre, d'une manière ou d'une autre. Je ne me serais fait prier, pour le lui montrer, dans le temps qui m'avait été imparti. Et, voilà le résultat... Je constatais, à quel point, que, le seul être au monde, qui pouvait me consoler. Me combler de bonheur, était, à juste titre, celui qui me faisait mal. En ces temps froids et lugubres, qui ne présage que la fin. La tristesse, l'angoisse. La mort.
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