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 Tous les topics pour Eric.

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MessageSujet: Tous les topics pour Eric.   Ven 6 Sep - 17:40

ERIZONA - METS TES PEURS ENTRE PARANTHESES, PRENDS LE RISQUE D'ETRE HEUREUX.
« IL AVAIT TOUT FAIT, POUR LA RETENIR, MAIS PARFOIS, TOUT N'EST PAS SUFFISANT... »



    Des étrangers. Nous étions devenus de simple personne, qui était empreint à l'indifférence. Qui faisait comme si nous nous étions jamais connu. Celles qui n'avaient guère la moindre envie de faire plus ample connaissances. Pas un mot, pas un sourire. Rien... C'était le néant absolu... Le bonheur ? Il s'était évanouit. Il avait disparu, à jamais, à travers les brumes azurées de l'horizon. Il avait implosé, laissant s'échapper ses rayons, à l'amer odeur de soufre. Une odeur âcre, putride. Il avait été attiré, sans crier gare, dans une spirale grisonnante... Depuis ce soir-là, les ténèbres m'entouraient, m'enveloppaient, de son manteau de fumée. Tout partait à la dérive, telle l'épave d'un bateau. Depuis ce soir-là, mon monde s'était écrouler. Il avait perdu de sa splendeur. De sa saveur, de son éclat. J'étais dans un trou, noir et béant. Prisonnière de ses paroisses de verres, qui m'étouffer. De ses ombres irréelles. De ses spectres, qui venaient rôder, me hanter, à chaque minute, chaque seconde qui s'écouler, à travers ce sablier, qui marque notre temps. Il me manquait, affreusement. Terriblement. Ce n'est point seulement, par vague, c'est constant. Tout le temps. Si ce n'est que son absence emplit mon horizon... Je m'en voulais, à un point que personne ne pouvait soupçonner, imaginer. Pas même lui. J'avais la vague impression, qu'une partie de moi-même, avait été sauvagement arrachée - arrachée de mes propres entrailles... Je savais parfaitement que tout était de ma faute, et uniquement, de la mienne. Jamais je n'aurais dû fuir, comme je l'ai fait, ces derniers temps. Probablement, que je n'aurais jamais dû lui confier ce que j'avais sur le coeur. Lui parler sans ambages, de mes sentiments. Sans nul doute, que je n'aurais jamais dû me jeter dans ses bras, l'embrasser tendrement. Pourtant... Pourtant, je m'étais sentie attirée, tel un aimant... Mes intentions n'avaient jamais étaient enclin à lui infliger un quelconque mal, un désarroi. J'avais juste été effrayée à l'idée même de le perdre. Je ne pouvais le tolérer, le supporter. Ou même, le concevoir. C'était juste impossible, intolérable... Eric, ce petit bout d'homme si extraordinaire. Si charmant, attachant. Cet être, qui m'avait tant fait rire, sourire, par le passé. Qui m'avait inspirée confiance et bienveillance. Qui m'avait insuffler, tant de réconfort, de sécurité. De bien être. Ce jeune homme, qui était devenu, dès lors, mon meilleur ami, mon frère, mon confident. Celui que j'avais connu, à l'orée de cette contrée verdoyante. A la lisière de cette pâle clairière, alors, que nous n'étions encore que de jeunes enfants naïfs et innocents. Celui que je n'avais jamais quitté, depuis. Notre histoire s'était construite de merveilleux souvenirs, d'images. Une amitié que nous avions vu grandir, briller, telle une pluie d'étoiles. J'avais tout gâcher, bêtement, j'en avais parfaitement conscience. Mais... Aurais-je pu faire autrement ? N'aurais-je point vécu, davantage, dans le regret, en nous laissant aller, par ce flot d'émotions, de sentiments ? Dans une douce torpeur. Une bulle aux couleurs chatoyantes, qui nous avait coupé de cette joute lasse du monde, en cet instant, qui nous avait paru magique, malgré tout ? Pouvons-nous réellement vivre ainsi ? Dans le fol espoir, que le bel apollon devient mon amant ? Pouvions-nous, réellement, s'éclipser, le temps de quelques heures timidement volées, pour nous retrouver, ne former plus qu'une seule et unique personne ? De mentir, au détriment de cette relation, pour le moins, dangereuse, alors que je portais le signe, le symbole même, de mon engagement ? Non... C'était contraire à l'éthique. A tout ce que je croyais. Je ne m'en voudrais que bien trop, pour cela... Je ne pouvais leur infliger pareil mal. Pas comme ça, pas maintenant... Naturellement, si je pouvais le choisir. Tout arrêter, annuler ce mariage, qui approchait à grands pas. Si je pouvais quitter mon fiancé et rejoindre Eric, je le ferai, sans la moindre petite hésitation, mais... Dans le fond, je savais que je n'en aurais guère la force, le courage nécessaire. Aussi fou, absurde que cela ne puisse paraître, j'aimais Avery. Je l'aimais, autant que j'aimais mon ex meilleur ami. Je ne voulais que leur bonheur - bonheur que je ne pouvais faire partager aux deux hommes de ma vie. C'était horrible, c'était cruel, je le savais. Mais, le choix était fait. Le choix était, désormais, arrêter. Quand bien même, je voulais qu'il en soit autrement, je ne pouvais jouer, cependant, sur les deux tableaux. Je ne le pouvais pas... Bien sûr, je n'avais guère envie de perdre Eric. Sans lui, je me sentais incomplète. Je perdais tous mes moyens, mes repères, mais, je ne voulais lui infliger encore plus de mal, que nécessaire. Pas comme ça... Alors, oui, il pourrait m'en vouloir, s'emporter contre moi. Je le méritais, sans nul doute - je me détestais tout autant, mais je préférée largement cela, plutôt que de mon montrer infidèle. Une personne sans coeur et totalement égoïste, qui plus est. Eric méritait mieux. Beaucoup mieux, que moi. Il méritait vraiment de trouver sa perle rare, d'être heureux, aimé comme jamais - chose que je ne pouvais lui accorder. Du moins, pas d'une manière satisfaisante. Ce n'était qu'une ombre, une simple pensée, qu'il croyait aimé... C'était pathétique. Je n'avais guère envie de tout cela. De le laisser tranquille, partir, mais je devais faire avec. Lutter contre mes sentiments, avant de commettre une erreur. Avant même de me jeter dans ses bras. Il fallait que je le fasse. Que j'apprenne à vivre avec. Je lui devais, au moins, cela. C'était bel et bien la seule chose, que je pouvais faire, pour lui. Même si l'idée même, d'être séparée du beau brun, ne faisait que m'enterrer. Me tuer un peu plus encore, à mesure que l'instant en était tout proche. Que ce sacrifice devait être fait. Emportée dans une folle frénésie, aux couleurs pourpres, cramoisie. Jusqu'à-ce que notre histoire ne devient qu'un futile amas de poussière. Et, que l'essentiel nous échappera toujours. Pour toujours et à jamais. Brûler, consumés dans les méandres de l'oubli. J'aimais vraiment Eric, oui. Je persistais à croire, en dépit de tous ces événements, qu'il était, malgré tout, mon âme soeur. Je voulais le devenir, également. Etre à la hauteur de ses espérances. Je voulais, vraiment, devenir celle qu'il désirait, depuis tout ce temps. Mais, j'avais toujours choisi mon cher et tendre bien aimé. Il a toujours été l'amour de ma vie. Et... Je ne pouvais en faire autrement. Je ne pouvais rompre cette promesse. Briser tout principe, que j'avais fait, solennellement. Pour le meilleur et le pire. Dans la joie, comme dans le dénuement. Chose que le bel apollon, n'avait osé comprendre, malheureusement... Et, ce sentiment amer, en était horrible. Je m'en voulais. Mais, je lui en voulais aussi. Je lui en voulais, de m'avoir poussé à sauter dans le vide. A choisir entre lui et Avery. Jusque-là, tout avait l'air si beau, si parfait. J'avais vraiment tout fait, tout tenter, pour lui faire plaisir. Pour qu'il reste dans cette zone de confort, de stabilité. Mais, c'était à croire, que cela n'avait guère été suffisant, hélas... Je ne jetais point la première pierre. J'admets, que j'en étais surtout responsable. Que, c'était de ma faute, si nous en étions arrivés là. J'étais la cause de ce conflit, de cet amour interdit, et... Je me sentais totalement impuissante, face à cela. J'étais emportée vers le large. Je n'avais aucune issue possible. Pas de remède miracle. Je vivais de sombres heures, où je remettais tout en doute. Où j'avais envie que d'une chose : Abaisser ce masque du bonheur, pour montrer mon véritable visage. Angoissée, malheureuse. Je voulais tellement que cela cesse. Etouffer toutes ces larmes, ces douleurs, d'un simple claquement de doigt. Du revers de ma main. Et, je ne parlais pas seulement pour moi. Cela était surtout destiné à Eric et Avery. Malheureusement... Que pouvons-nous faire de plus, quand tout s'écroule. Quand le sol se dérobe sous vos pas ? Jusqu'où faut-il aller, pour étreindre cette douleur. Ces chagrins, ces regrets ? Jusqu'où faut-il s'enfuir, pour guérir une absence ? Jusqu'où faut-il s'enfuir, pour échapper à sa douleur, à son ombre, à sa vie ? Rien... Il n'y a rien que l'on puisse faire. On doit juste respirer un grand coup, attendre qu'elle ne disparraisse d'elle-même. Que la blessure, qui l'a causée, se referme. La douleur, on doit juste l'anesthésier, l'ignorer. On doit se battre, lutter de toutes nos forces. Encaisser les coups, souffrir en silence. On doit survivre à tout prix. Parce que, quoi qu'il se passe, la vie en fourni toujours plus. C'est le karma, et peu importe comment vous voyez ça, il vous empoisonne, tel le venin d'un serpent. Le karma... Ca craint.

    Cela faisait, déjà, un bon moment que je restais là, dans ce long couloir sans fin. Tel celui qu'on aperçoit dans un épisode de la quatrième dimension. J'étais là, aussi droite, aussi raide qu'un piquet. Aussi figée qu'une statue de sel, encore indécise à l'idée de frapper du poing contre la porte de celui qui hantait mes rêves, qui faisait battre mon coeur, à tel point que j'avais la vague impression qu'il allait imploser et colorer les environs de sa teinte rouge écarlate, à l'amer odeur de rouille. J'étais partagée à l'idée de franchir le seuil ou de prendre, directement, mes jambes à mon cou, sans avoir à demander mon reste. Pourtant, il le fallait... Je devais prendre mon courage à deux mains et récupérer mes derniers effets personnels. Voilà ce que c'était, quand on veut s'enfuir en tout hâte, on oublie qu'on a oublié sa veste, son pull, son sac ou autres affaires tout aussi importantes. Mon âme soeur avait dû trouver ça ironique, en voyant cela, j'imagine. Et voilà, que je me trouvais, de nouveau, devant son antre. Je tentais, dont, de prendre une grande inspiration et me risquais à cogner, doucement, en espérant que ce dernier daigne me laisser entrer, juste le temps de récupérer mon dû. Ou, au moins, de me le passer, directement, sans avoir l'obligeance de me rejeter, comme une malpropre. Même si je le méritais largement, j'en conviens... Je patientais, alors, sagement, sentant mon rythme cardiaque battre sensiblement. Mes mains devenir moites... Je les essuyais, dont, sur mon jean, alors que je tentais de garder mon sang froid. De ne pas perdre pieds... Comment allait-il réagir ? Etait-il seulement là ? Allait-il m'insulter, me traiter de tous les noms, parce que je l'avais repoussé, la dernière fois, même si ce n'était point, ce que j'avais voulu, dans le fond ? Ou, allait-il tenter, une nouvelle fois, de me faire culpabiliser. De me faire craquer. Que je tombe, véritablement, dans ses bras ? J'ignorais totalement, royalement, quelle pouvait être sa réaction, mais je devais me montrer brève, évasive, si je ne voulais guère le blesser. Ou même, lui céder. Car, je sais comment cela allait se dérouler, dans le cas contraire... J'allais me blottir contre lui. J'allais embrasser, penser à un autre que mon fiancé, et j'allais aggraver encore plus la situation, autant pour mon ex meilleur ami d'enfance, qu'Avery. Que pour moi-même, et dans le fond, je ne cherchais les ennuis, d'aucune façon que cela soit... Et, pourtant... Je savais, parfaitement, que si je croise mon bel apollon, à chaque fois, que l'occasion s'y présente, j'allais avoir de plus en plus de mal à me contenir. A lui résister. A rester indifférente, face à ses nombreux charmes, alors que je n'avais jamais réussi à le faire, bien longtemps, en voyant son doux visage envoutant, pénétrant, qui était empreint d'une tendresse sans nom. Ses yeux pétillants de malice, dont la couleur caramélisé m'attirer, me noyer, littéralement. Son léger sourire, qu'il m'adressait, et qui me faisait fondre, sur-le-champ. Ses lèvres, si fines et pulpées à la fois, qui avait le goût sucré du miel. Sa peau nacrée, aussi laiteuse et douce, comme de la soie. Sa carrure si joliment sculptée, dessinée, dont j'avais aimé toucher, caresser de mes fins doigts. Me laisser entrainer dans une douce torpeur. Ne former plus qu'une seule et même personne. Lui dire que je l'aimais, plus que tout, en ce vaste monde. Oui, il était encré en moi, dans mon âme. Il se répandait dans mes veines, tel le venin d'un serpent. Comme s'il m'avait planté une seringue dans le bras, sans que je n'eusse le temps de me dérober, de me protéger. De protester. J'étais, complètement, à sa merci. Et, je savais que, si je ne réagissais point, maintenant. Que je me laisser emporter vers le large, je n'aurais plus aucun moyen de m'en sortir - de sortir la tête, hors de l'eau. J'allais y perdre beaucoup. J'allais tout envoyer valser, balayer, tel un mouchoir au vent. Ca sera, tout simplement, le Game Over de l'histoire. Notre histoire. La fin d'un tout... Je me rendais compte, à quel point, l'estime qu'on a de sois-même, est fragile. Et, dépend, étroitement, du regard, de l'être aimé. Et combien, de nombreuses heures magiques, peuvent colorer des années d'humiliation et de petite vie...

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MessageSujet: Re: Tous les topics pour Eric.   Ven 6 Sep - 17:42

ERIZONA - METS TES PEURS ENTRE PARANTHESES, PRENDS LE RISQUE D'ETRE HEUREUX.
« IL AVAIT TOUT FAIT, POUR LA RETENIR, MAIS PARFOIS, TOUT N'EST PAS SUFFISANT... »



    Le manque... Qu'est-ce que le manque ? Il peut survenir de différentes manières. Se sentir lessivé. Vidé comme un poisson, sans le moindre sens, la moindre petite expression. C'est comme si nous n'étions, qu'une simple coquille vide, avec pour seul rempart, qu'un simple morceau de glace. Aussi dur. Cassant, que la froideur du marbre. De l'ivoire. Aussi fragile, figer, qu'un pâle printemps, qui frissonne encore sous un sombre hiver, dont la seule couche enneigée, nous laisse un sentiment morose. Pour le moins amer... Se noyer dans nos sombres pensées embrumées de souvenirs. D'images, qui nous semble lointaines. Ternies. Aussi flétries, que des pétales de roses, qui se laissent transporter, envoler, à travers les sinueux chemins, que donne l'orée d'une forêt. Le manque, c'est repensé à cette personne, à cette époque, qui nous paraissait si joyeuse. Aussi éblouissante, que prodigue les rayons d'un soleil, qui vient brûler notre peau, si nacrée. Le manque, c'est de relire les messages, pleurer, rigoler, en pensant aux conneries qu'on faisait. Pleurer, parce qu'on sait que ça n'arrivera plus jamais... Avoir trop de fierté, pour envoyer un simple message disant « tu me manques » à cette personne, et attendre tout bêtement qu'elle le fasse. Mais elle ne le fera pas, car elle attend aussi son message. Rira bien qui rira le dernier, on n'envoie pas de messages, si elle ne le fait pas, en premier. Tant pis, si on souffre. On se dit qu'elle aussi, devrait être en train de souffrir, comme nous. Puis, on se pose mille et une question... On se demande, si, peut-être, elle est plus heureuse comme ça, sans nous. Si elle a trouvé une personne, qui comble son bonheur, comme on le faisait, autrefois. Au temps jadis. On l'imagine avec cette personne, et puis on pleure, on pleure. Et... On pleure... Au final, c'est la pire chose au monde, le manque. Oui, l'être humain est armé contre beaucoup de choses, mais pas contre la solitude, le manque. C'était ce que je ressentais, depuis ces trois derniers jours. Depuis ces sombres nuits, que, mes propres fantômes rôdaient. Ces spectres, aux regards glacials, qui venaient remonter à la surface. Qui m'étouffer de leurs cris, venant d'outre tombe. De leurs propres sépultures profanées, que j'avais piétiner, sans crier gare... Il ne fallait pas le croire, je vivais dans le mensonge. Dans une profonde dénigration, un voile que je me mettais, constamment, sous mes opales, au tintement bleutées. Je le faisais, parce que, je savais que j'allais perdre pieds, tout semblant de raison, dans le cas contraire. Me laisser envahir par ce torrent de larmes, parés de désillusions et d'humiliations. J'avais la vague sensation de sombrer, dans une eau trouble et putride... Mon univers, ma joie de vivre, s'écrouler. Se décomposer, comme les pâles lambeaux de ma chaire. Mon monde n'était plus qu'une simple chimère. Un morceau de charbon. Il me ronge de l'intérieur. Me draine. Laisse échapper sa poudre noire, comme de la poussière. Tel un mouchoir usé, poussé par les vents incertains. Je suis dans une léthargie profonde. Dans un grand désarroi, que nul ne peut soupçonner. Je suis une simple poupée de chiffon. Un légume... Eric. Ce petit bout d'homme, en apparence si joyeuse. Son côté doux et compréhensible. Son petit sourire, en coin, qui faisait tout son charme. Son rire cristallin, qui résonne dans mes oreilles, dans un perpétuel tintement. Ses doux bisous magiques, qui me réconforter, m'apaiser. La chaleur de ses bras, qui m'aidait à sombrer, dans un doux sommeil apaisant. Qui m'enveloppait, de ma frêle silhouette, alors que le froid hivernal nous souffler aux visages. Ses orbes ténébreuses, qui devenaient aussi clair, que de l'eau de roche, à la moindre lueur, qui faisait son apparition. Sa voix délicieusement mélodieuse, qui brillait de toute sa splendeur, telle de la poudre de diamant. Ses fins traits de visage, que je ne pouvais m'empêcher de contempler, chaque fois, que je pouvais le croiser. Le rencontrer... Il était parfait. Vraiment parfait. Il était, la meilleure partie de moi - moi, la seule. L'être totalement banal, insignifiant, qui ne méritait nul geste tendre de sa part. Aucune marque d'affection, d'engagement, que cela soit. Je ne pouvais m'empêcher de me sentir mal. Honteuse. Totalement coupable, de lui avoir causé autant de malheurs. Une fois de plus, je faisais tout à l'envers et ce sentiment me rendait malade. Cela me tuer à petit feu. Me consumer, un peu plus chaque jour. J'aurais voulu que tout se passe différemment. Comme il l'aurait souhaité. J'aurais voulu ne jamais m'arrêter. Ne jamais l'interrompre. J'avais été soulagée de lui avoir avoué, sans le moindre détour, sans ambages, mes sentiments - sentiments, qui s'avèrent être totalement vrai. Réels. J'aurais tellement voulu, pouvoir continuer. L'embrasser, jusqu'à mon dernier souffle de vie. Parcourir son corps, si joliment sculpté, dessiné, de caresses. J'aurais vraiment voulu ne former plus qu'un. Rester toute la nuit, dans le creux de ses bras. Le contempler, dans une parfaite sérénité. Dans un semblant d'amour, de douce passion, qui nous unissait, depuis toujours. Voir les secondes, durer des heures. Voir le monde, dans un grain de sable. Mais, la dure réalité m'avait rattrapé. Avait fait en sorte, que je perce notre bulle, aux couleurs chatoyantes. J'aurais aimé pouvoir me rattraper. Lui dire que j'abandonnais. Que j'arrêtais de lutter contre les sentiments, que je portais, envers mon doux petit prince. J'aurais tellement voulu lui promettre, que je resterais à ses côtés, que je le retrouverais, contre vents et marrés. Qu'il n'y a que nous deux, qui compte, et rien de plus. Mais... Il y avait Avery... En portant ce bijoux, cette bague de fiançailles, je lui ai juré amour et fidélité. Pour le meilleur, comme pour le pire. Jusqu'à ce que la mort nous sépare. Et, je n'étais guère du genre à rompre mes promesses. Mais, je l'admets... Eric aura toujours ce quelque chose, que mon fiancé n'a pas. Il restera, pour toujours et à jamais, ce doux jeune homme, qui était venu à mon secours. Tel un beau prince, sur son cheval blanc. Celui avec qui, j'avais tout partagé. Certainement le seul, qui savait lire en moi, comme dans un livre ouvert. Le seul, qui connaissait le moindre de mes secrets, de mes pensées, les plus intimes. Celui qui me comprenait comme personne, et qui me soutenait, me protéger, malgré tout, quelque soit les circonstances. Chose, que je ne méritais point, j'en conviens. Surtout pas après ce que je lui avais fait subir, malencontreusement... Je m'en voulais terriblement. Tellement, qu'il m'était impossible de trouver le repos, le sommeil. Chaque fois, que j'osais le faire, je revoyais la scène, son visage, qui était empreint d'une tristesse, sans nom. D'un profond désespoir, que nul ne pouvait apaiser. Non, je n'avais point aimé le dernier acte. C'était de ma faute, je le conçois parfaitement. Il avait toutes les raisons de m'en vouloir, puisque je me haïssais d'autant plus. Je ne mangeais plus. Ou du moins, ne me mettait plus grands-choses, sous la dent. Me dégoutant, alors, du dernier échange. Me dégoutant de moi-même. J'avais perdu le sourire, le goût à la vie. Eric était le seul remède miracle, tout comme il pouvait causer ma perte. Et, inversement... J'avais envie de lui implorer son pardon, de lui faire savoir, combien je regrettais tout ceci. A quel point, cela en devenait une véritable torture, une brûlure atroce, qui me consumait. Me bouffer de l'intérieur. Je voulais sortir de ce trou noir et béant, dans lequel j'avais glissé. Faire reculer, pas à pas, le chagrin qui me dévorait. Avec son rire cristallin et sa mauvaise foi, je voulais vaincre ce silence, qui m'emmurait... Mais, je ne pouvais décidément pas l'embêter. L'accabler davantage. Avec mes pincements au coeur - ce petit coeur fragile, dont je tentais de recoller les morceaux. Je l'avais déjà bien importuner, amocher, alors... Rajouter une couche, c'était bien la dernière des choses, que je lui souhaitais... Voilà pourquoi, je portais ce voile carmin, sous mes yeux. Parce que, la cécité, est un handicap, qui empêche les gens de voir, ce qui est juste devant eux. Comme les épouses incapables de déceler la jalousie, qui ronge leurs maris, les femmes qui ne voient pas qu'une rivale, peut aussi être une amie. Les hommes qui n'ont pas conscience de la culpabilité qu'ils ont refoulés... Oui, le monde est plein de gens avec un voile sur les yeux. Les plus dangereux sont ceux qui ne voient pas le mal qu'il porte en eux. Comment nous protéger de ces gens-là ? En ouvrant les yeux pour les repérer... Avant qu'il ne nous repère...

    Et, voilà que je me retrouvais au point de départ, dans ce bâtiment, aux couloirs, qui n'avaient ni commencements, ni fins. Voilà, que je me postais, telle une imbécile, devant la porte du beau brun, à frapper, délicatement, du poing, comme si j'avais peur de la fracasser. De la détruire, comme je l'avais fait, dernièrement, avec celui que j'aimais tant, au point de me laisser emporter, par ce flot d'émotions, trop dur, trop lourd à porter. Pourtant, je devais le faire, avant qu'une certaine personne, ne rends une petite visite de courtoisie, à mon petit ange, et ne se porte, dont, à la confusion. J'attendais, le temps de quelques minutes, à mesure que je sentais la pression s'insinuer, s'engouffrer en moi, dans une chaleur écrasante. Mon rythme cardiaque s'accélérer, sensiblement. Mes mains commencer à devenir de plus en plus moites. Chose que je détestais, par-dessus tout... Je sentais un noeud se former, dans le creux de mon ventre, ma gorge se resserrait, cependant, que je me demandais, si mon ex meilleur ami d'enfance était présent. Ou... Peut-être, qu'il n'avait pas bien entendu, qui sait ? Et, si seulement, il était là, et qu'il ne voulait guère ouvrir ? Et, si il lui était arrivé quelque chose ? Je m'apprêtais, dont, à taper, une nouvelle fois, avec plus de vigueur. Tentant d'élaborer un plan de stratégie, pour enfoncer la porte, en cas d'un quelconque problème. Un accident. Mais, à peine avais-je le temps de m'exécuter, qu'Eric ouvrit, déjà, la porte, avec une certaine véhémence, que je ne lui connaissais point, mais, qui me laisser un arrière goût de mal être, mélanger à de l'embarras. Une minute plus tôt, j'aurais été, pourtant, prête à me jeter dans ses bras. A le couvrir de baiser. Lui dire combien il me manque. Que je ne pouvais vivre sans lui, dans un monde où il n'existe pas. Mais, je savais, qu'en tenu des circonstances, mon comportement en serait, quelque peu, déplacé. De plus, je n'avais nulle intention de remuer le couteau dans la plaie. Et puis, je me faisais, certainement, à l'idée, que le bel apollon me repousserait, avant de me claquer la porte au nez. Pourtant, je me sentais, on ne peut plus, soulagée, de le voir ici. Face à moi. Cependant, cela fut de très courte durée, quand je vis sa sombre mine - mine attristée, désemparée, qui ne faisait que m'enterrer, un peu plus encore... Je me sentais d'autant plus mal, en voyant, toujours les petites cernes noirs, qui ornait ses grands yeux opaques - les traces de son oeil au beurre noir, commencer à disparaitre, certes, mais le geste de mon bien aimé, n'aurait jamais dû avoir lieu, je le conçois. Il était allé trop loin, beaucoup trop loin, en le frappant. Surtout au nez... Une partie qui reste, sans nul doute, la plus fragile... Et, certainement que ce souvenir, m'en était, encore douloureux. Je ne pouvais m'imaginer, ce qu'avait dû sentir, le petit bonhomme, qui se trouvait, actuellement, face à moi... Je savais que je m'étais excusé de son comportement, d'ailleurs, mais, je ne pouvais, encore, rester de marbre, face à cette situation. Cette divergence... Je voulais m'agenouiller, lui implorer son pardon. Lui faire savoir combien je regrettais tout ceci. D'avoir eu un tel comportement, à son égard, mais le silence qui s'installait, entre nous deux, me donner froid dans le dos. Je sentais les frissons m'envahir, me parcourir l'échine, alors que ces mots silencieux, en était palpable. Un silence à en faire retomber, n'importe quel spectre, dans sa propre pierre tombale. J'étais, alors, partagée à l'idée, de m'excuser de l'avoir importuné, avant de me hâter ou de rester, tout à fait polie, en lui demandant si cela ne le dérangeait point, que je récupère, au moins mon dût, avant même de le laisser tranquille. Bien, que, dans le pire des cas, quelque soit ma décision, j'allais, sans nul doute, me recevoir un pique. Chose que je méritais amplement... Je lui adressais, cependant, un regard navré, en passant ma main, dans ma crinière dorée - signe que je faisais régulièrement, quand je me sentais mal à l'aise, essayant de trouver les bons mots, pour ne pas me risquer à blesser mon petit prince. Mais, ce dernier brisa la glace, rapidement, sans que je ne m'y attends, réellement... « Hey... » Me salua le jeune homme, d'une voix grave... C'était tout à fait compréhensible, d'ailleurs... Il est évident, que Rick n'allait pas me prendre dans ses bras, et me dire, combien il était heureux que je sois là, étant donné ce que je lui avais fait subir, la dernière nuit, que nous nous sommes vus. Celle où nous avons faillit ne former plus qu'une seule et même personne. Où nous avons faillit, être en symbiose. En parfaite harmonie. Je pense que je n'aurais guère été emballée, non plus, à sa place. Alors, oui, d'une certaine manière, je m'attendais, parfaitement, à ce que son courroux s'abatte sur moi, telle une plaie... « Bonjour, Eric... » Lui retournais-je, d'une voix beaucoup plus rauque, que je ne l'aurais voulu. Bon, d'accord, c'était point très rassurant, comme commencement, mais, étant donné, l'embarras, qui nous enveloppaient, tout deux, il fallait bien s'attendre à ce que la situation n'atteigne un nouveau revirement... Si ? « Tu peux entrer, je ne vais pas te manger. » Me retourna-t'il, toujours de ce même ton. En temps normal, ce genre de réflexions, venant de la part de mon bel ange, m'aurait certainement arraché un rictus, mais, aujourd'hui, je n'avais plus la force nécessaire, pour porter ce masque du bonheur. Je me contentais, seulement, de lui faire un petit hochement de tête, pour le remercier, et me risquais à passer le seuil. « Merci, je... Je te promets de ne pas t'importuner, bien longtemps... » Avouais-je, tant bien que mal, en faisant quelques pas vers le salon. Bien que, je me risquais à attendre les instructions de mon petit prince. Savoir où je pouvais trouver mes affaires, sans avoir à lui infliger le moindre désagrément. Cependant, je voulais prendre de ses nouvelles. Voir si tout aller bien pour lui, même si j'en doutais fort... Mais, une fois de plus, je fus arracher, dans mes propres réflexions... « J'ai mis tes choses dans ma chambre. J'ai préféré les mettre à cet endroit, au lieu de les laisser dans le salon, ne sachant pas si un jour, tu allais revenir les chercher. » Je fronçais, dont, les sourcils, dans un semblant d'ahurissement, avant même de lui faire partager cela. Bien que cela me touchais, que mon âme soeur, est pris, autant, soin de mes affaires, je ne put m'empêcher de rester stupéfaite, devant son information. Disons que je m'étais attendu à tout, sauf à ça... Et, puis... Pourquoi la chambre ? Sa chambre ? Je dois l'avouer, ça me cassais totalement l'image que je me faisais de lui... A savoir, que, j'avais pensé, qu'en voyant cela, le bel apollon aurait jeté mes effets personnels, par-dessus bord. Ou, tout simplement, mit dans un placard, qu'il aurait condamné, afin de ne point être tenté à l'idée de les brûler, en me maudissant. Allant même, jusqu'à faire une danse macabre autour, et jeter un sort sur ma petite personne. A moins que sa réelle motivation, soit de m'achever, de découper tout ceci, dans de sombres lambeaux, et de me changer en une sorte... D'épouvantail... Il n'y avait pas à dire, je tiendrais bien mon rôle, comme ça... Non ? « C'est gentil de ta part. Vraiment. Mais, ne t'en fais pas pour ça... Quoi qu'il en soit, je serais toujours venu les chercher. Je ne voudrais pas t'encombrer, plus longtemps, avec ça. » Lui assurais-je, d'un ton plus calme. Comme pour lui montrer, que ce n'était guère ironique. Cependant, je ne me sentais guère rassurée, pour autant... Je sentais qu'il allait se passer quelque chose. Que si le beau brun, ne se jeter pas sur moi, pour m'étrangler, maintenant, ça ne restait qu'une question de temps. J'étais même, totalement, surprise, qu'il ne l'est pas fait, d'ailleurs, jusque-là! Je voulais, dont, m'aventurais vers la chambre, cependant, que mon petit prince fermer la porte, doucement, derrière lui, avant même de se coller contre celle-ci et de croiser les bras. Comme pour se préparer, à me bloquer l'accès... Au moins, c'est sûr... Je n'avais plus d'échappatoires... Que je le veuille ou non, si Eric était décidé à m'affronter, c'était tout à son honneur - honneur, non partagée. Parce que, quelque soit les questions, qui lui brûlaient tant les lèvres. Quelque soit les piques, l'échange qu'il allait me révéler, s'avérera être une véritable torture, pour moi. Du moins, la situation n'était guère des plus faciles, et... Je ne voulais pas qu'on en vienne à se disputer, à se faire du mal, pour rien... Ou, peut-être... Que je n'aimais pas non plus qu'on perce mon mystère. Après tout, on dit que niveau sentiments, j'étais une véritable énigme, pour certains... « Pourquoi avoir pris autant de temps, avant de venir chercher tes choses, Rose. Aurais-tu peur de moi ? Pourquoi n'as-tu pas envoyé Avery les chercher ? » Je me retournais, alors, doucement, vers le beau jeune homme, pour lui faire face, cependant que je lui adressais un regard médusé. Empreint à une certaine incompréhension, et une légère pointe de colère. Pourquoi tout cet interrogatoire ? Savait-il, seulement, ce que je ressentais ? Dans quelle position je me trouvais ? Non... Non, il semblerait pas, sinon, ce dernier me l'aurait point demander... Seulement, s'il savait pourquoi j'avais autant tardé, à récupérer mon dût. S'il savait, seulement, de quoi j'avais peur... Parce que, ce n'était pas lui, qui m'effrayait, c'était son amour, qu'il me portait. Ces gestes tendres, qu'il avait à mon égard, alors que je ne m'en sentais pas digne. Ces marques d'affections, qui faisaient en sorte, que je ne puisse résister bien longtemps. Car, plus les jours passer, s'écouler, plus j'avais la folle envie de me jeter dans ses bras, de l'embrasser passionnément. Me blottir dans ses bras, et y rester toute une éternité. Ne former plus qu'un. Le choisir, lui, et brisé tout engagement, tout lien, qui m'unissait à Avery. Oui, c'est de ça, que j'avais peur... Mais, je sentais, aussi, la colère s'insinuer en moi, comme le venin d'un serpent, parce que mon petit prince s'aventurer sur une pente trop glissante. Un peu trop escarpée pour lui. Et, ce n'était guère en agissant de la sorte, en cherchant les ennuis, que j'allais coopérer. Il voulait tout savoir ? Me faire du mal. Nuire mon couple, qui ne tenait plus qu'à seul fil ? Et bien, parfait! Mais, si je coule, il coule avec moi! Inorique, n'est-ce pas ? Quand je pense que je n'étais, de base, pas venue pour enfoncer un peu plus le clou, cette fois, voilà que maintenant, c'était Môsieur Kaplan qui avait pris le flambeau. Flambeau étincelant de la rage et de la vengeance. Très fameux tout ça, pas vrai ? « Tout simplement, parce que je ne voulais pas te blesser davantage, contrairement à ce que tu peux t'imaginer. Qui plus est, je sentais que ça allait, probablement, partir en vrille, si j'étais venu plus tôt, et ce n'était pas ce que je souhaitais. Du tout, même. Et puis... Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai peur de toi, Kaplan ? Tu penses vraiment que je l'aurais appelé. Demander d'aller chercher mes affaires, chez toi, après ce qui vient de se produire, peut-être ? » Lui rétorquais-je, sur le même ton, avant même d'échapper un léger soupir, tout en secouant la tête, vivement. Je fis, dont, à peine, quelques pas, pour le moins, indécis, vers le beau brun. Le sondant, toujours de mon regard. « C'est ta nouvelle devise ? Tout révéler, pour mieux se faire tabasser ? C'est ça, que tu veux ? » Lui demandais-je, d'un ton un peu plus aigüe, que je ne le voulais. Bon, d'accord... Il fallait que je me calme. Ne pas commencer par l'attaque, Rose. Détends-toi ou ça risque de faire mal, pour chacun de vous deux, et ce n'est pas ce que tu veux. Non, pas ça... Eric n'oserait pas aller jusqu'à ce vieux proverbe, si bien connu : Diviser pour mieux régner... Si ?

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MessageSujet: Re: Tous les topics pour Eric.   Ven 6 Sep - 17:45

ERIZONA - METS TES PEURS ENTRE PARANTHESES, PRENDS LE RISQUE D'ETRE HEUREUX.
« IL AVAIT TOUT FAIT, POUR LA RETENIR, MAIS PARFOIS, TOUT N'EST PAS SUFFISANT... »



    La vie consiste à faire des choix. Des choix, qui nous définisse. Certains décident d'être loyal bien qu'ils soient en colère et blessés... D'autres choisissent d'être courageux, bien qu'ils soient morts de peur... Et, il y a ceux, qui, au lieu de s'en aller, préfèrent riposter... Mais qu'en est-il de ces pauvres gens, qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment... ? Qu'advient-il de ceux qui n'ont plus le choix ? Certes, j'avais eu la possibilité de passer mon chemin. De m'enfuir, en tout hâte, à la nuit tombée. De cette déferlante brume, qui m'avait enveloppé. J'aurais très bien pu me jurer de ne jamais remettre les pieds ici. De ne plus avoir affaire avec le beau jeune homme, seulement, comme si cela ne me suffisait guère, voilà, qu'en cet instant, si propice. Si précis, je me retrouvais, une fois de plus, confronter à ce petit bout d'homme, qui avait toujours été mon allié. Mon meilleur ami, mon frère, le plus cher, à mes yeux. Le seul, envers qui, je n'avais jamais pu arborer ce masque de l'indifférence... Sans le moindre état d'âme. Dépourvu de sens, d'un quelconque sentiment. D'une précieuse marque d'affection. D'un gage. D'un fol espoir, qui reste, pourtant, tapis dans l'ombre, depuis maintes années, maintenant... Oui, je savais que ma visite, était source de conflit, de dé-convenances. Je me doutais, parfaitement, à quel risque j'allais, probablement, endurer. Auxquels, je m'exposais. Pourtant, je me trouvais, bel et bien, dans la même pièce que mon petit prince, dont le courroux n'allait guère tarder, à s'abattre sur ma petite personne. Courroux que je méritais amplement, j'en conviens. Je savais, pertinemment, que j'avais mal agis, dernièrement. Pourtant, mes intentions, n'avaient jamais étaient de mauvaise augure... J'aurais dû me tenir à carreaux. En place. Panser les blessures du bel apollon, en présentant mes plus plates excuses. En m'acquittant de tout gestes déplacés, que j'avais causé, au demeurant. Seulement, j'avais laissé parler mon coeur. J'avais fini par déballer mon sac. Fini par me dévoiler. Beaucoup plus que de coutume. Que de raisons... Tout aurait, très bien pu, se dérouler à la perfection. Je me serais offerte, volontiers, à mon cher et tendre Eric. J'aurais tant voulu me blottir dans ses bras, et y rester pour l'éternité. Sceller mes lèvres sur les siennes. Nous entourer d'une bulle, aux couleurs chatoyantes. J'aurais voulu me propulser, dans ce torrent de passion. De sentiments inavoués. Je me serais jetée, corps et âme, dans cette mêlée, mais cette petite voix s'est mis à résonner. A bourdonner, inlassablement, dans mon esprit. Me bousculant, me brouillant les idées, d'un fugace sentiment amer... Mes intentions n'avaient jamais étaient enclines, à lui infliger, un quelconque mal. Un profond chagrin. Un mal, qui se trouve incurable. Bien au contraire... L'amour que je lui porte, que j'ai à son égard, ne peut s'agir d'une fieffé filouterie. Jamais, je ne pourrais me jouer de mon cher Rick. Pas de la sorte. Pas comme ça, pas maintenant. Seulement... J'avais conscience que tout cela résultait de n'importe quoi. Que j'allais commettre une erreur épouvantable, en me laissant aveuglée, transportée, par ce tourbillon de sentiments. De cette douce torpeur, qui dépasse l'entendement... J'avais pratiquement failli à mon devoir. Rompre la promesse que j'avais, solennellement, faite à mon fiancé. J'avais été à deux doigts de partager la couche d'un autre homme. De tout envoyer valser, voler en éclat. Et, cela... Je ne pouvais me le permettre... J'aime Eric. Sincèrement. Tous ces événements m'avaient permis d'ouvrir mes yeux, d'enlever ce voile carmin. Je le désirais, plus que nul autre. Je souhaitais, réellement, faire son bonheur, tout comme il avait toujours pris soin de faire de même, pour moi. A bien des égards. Je voulais être sienne, je voulais qu'il soit mien. Qu'il n'y est rien que nous deux, comme cela à toujours était le cas, jusqu'à présent. Mais, je ne pouvais le considérer comme mon amant, alors que j'étais avec Avery depuis si longtemps. Alors, que nous avions des projets, des rêves. Eric méritait bien plus que cela. Bien mieux que moi... Bien plus, que de pâles matins de printemps, qui colorent de nombreuses heures, précieusement volées, et, dont les mensonges recèlent des dangers, dont personne ne devrait s'infliger. Des conséquences, qu'il faudrait démontrer, à longueur de temps. Et, je ne suis du genre à faire cela. C'est contraire à l'éthique, à tout ce que je crois... Enfouir des secrets. Déblatérer des faits, qui ne seraient que pure vérité, et, qui nous consumeraient, tout deux, d'un amer sentiment de regret, de culpabilité. S'en tenir à cette condition, dans le silence le plus complet, jusqu'à-ce que l'un de nous craque. Se fasse démasquer. Ou, que l'un de nous ne soit rongé par la tristesse. De cet amour interdit, qui finit par se lasser de notre idylle. Qui s'étiole, à mesure que le temps s'écoule. Des choix que l'on penserait bon, de pouvoir prendre, alors que ça nous enfoncerait, un peu plus encore. Que ça nous enterrerait vivant. Une vie qui demeurerait incomplète. Inchangée. C'est un choix néfaste, qui nous importunerait d'une folle frénésie. Qui nous mettrait tous dans une situation forte incommodante... Notre existence. Notre vie, tout entière, était déjà bien compliquée. Et, je ne veux point de tout cela. Nous causer, encore plus, d'ennuis. Je ne m'en remettrai jamais. Je ne m'en voudrais que bien trop pour cela. Mon esprit est déjà bien tourmenter, de faire autant souffrir le beau brun, alors... Non, je ne choisirai jamais, cette option là. Si Eric voulait vraiment de moi. Si je n'étais guère effrayée, qu'il finisse par se lasser de moi. Se décider de partir, il fallait qu'on règle cela, bien calmement. Qu'on réfléchisse, ensemble. Qu'on voit, ce qui serait de mieux pour nous deux. A commencer par savoir, si, je devais, oui ou non, quitter mon bien aimé. Rompre tout lien, qui nous avaient uni, dans l'espoir même, que je finisse par choisir mon petit prince. Chose que ce dernier devait attendre depuis fort longtemps, sans nul doute. Hélas, les choses ne sont point toujours aussi simples. Faciles a prendre. Et, rien ne pouvait me certifier, que cela serait le bon choix. Que, me tourner vers cette postérité, que j'envisage, peut-être, avec le bel apollon, m'aiderait à parjurer cette histoire, cette lignée. Que, cet avenir me proscrit, pour le moment... Tout cela, n'était qu'une simple illusion, un leurre. Un doux euphémisme, qui mériterait de retourner dans la poussière. Dans ce trou noir et béant, dans lequel nous avions, si abruptement glissé. Un espoir destinés aux fous, aux faibles comme nous, qui ne faisait que nous broyer, dans un monde devenu sans pitié. Sans la moindre preuve de clémence, d'indulgence. Un rêve qu'il me fallait, à tout prix éradiquer. Même si cela ne me complaisait... Je ne pouvais plus me contenter de tout ceci, désormais. Survivre, tant bien que mal, en évitant les obstacles. Je n'avais plus grandes solutions, qui s'offraient à moi. Plus de fuite, d'éclipse, pour me retenir, me raccrocher... Que je le veuille ou non. Que je sois préparé ou non, j'allais devoir m'en remettre au jugement de mon petit prince. Lui laisser mon coeur et mon âme, et attendre. Attendre de voir, s'il avait l'intention de me les réduire en cendres. De les voir s'implosaient, dans une fine poudre de diamants, qui s'envoleraient, se laisseraient poussés, par des vents glacés et incertains. D'une infertilité, qui resterait infondée, et qui m'étoufferait, pour l'éternité... Il lui suffisait juste de prononcer quelques mots blessants, et tout ceci me réduirait, à jamais, au silence. Mon coeur serait brisé. Mon esprit torturé, jusqu'à mes sombres et dernières heures. Jusqu'à mon dernier trépas. Jusqu'à-ce que l'essentiel m'échappe, et me dénude de toutes volontés propres. De tout sentiment affectif, qui sommeillerait dans l'ombre. Qui croulerait, sous les décombres, de mon âme. Sous une lune blafarde. Un monde, qui n'est qu'agonie, parrés de désillusions et de désenchantements. Une existence vouée de servitude. Qui ne serait qu'une sombre chimère... Game Over, Arizona...

    J'avais, dont, franchi le seuil, à mes risques et périls. Me préparant, sans nul doute, au pire. A ce que mon petit prince me passe un savon. Me face la leçon. Comme quoi, je n'étais qu'une simple jeune fille, pour le moins ingrate, capricieuse. Egoïste et insensible, qui ne prenait qu'un malin plaisir, à le faire souffrir, à le démolir. A le briser de la sorte. Pourtant, je détestais cela. Je haïssais, plus que tout, de jouer le rôle du mauvais flic. Mais, il n'en fut rien, bien au contraire... A la place, le beau brun était resté de glace. De marbre... A peine, avais-je eu le temps, nécessaire, de faire quelques pas, en direction de sa chambre, que le garçon se risqua à me barrer le passage. Se collant, face à la porte d'entrée, dans l'espoir même, que je ne puisse lui échapper. Ce dernier, en profita, alors, pour me demander pourquoi diable, j'avais autant tardé, à vouloir récupérer mes effets personnels. Pour quelle raisons, je n'avais envoyé Avery, les chercher, à ma place. Je restais, interdite, le temps de quelques instants. Me retournant, pour lui faire face, alors que je sentais l'embarras me monter, s'insuffler, en moi. Pourquoi me demander cela ? Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Avait-il, seulement, songer, que je le ferais ? Que j'allais tout révéler à mon fiancé ? Non... Il m'était tout bonnement impossible de m'exécuter. Je savais, pertinemment, que j'avais mes torts. Que j'avais commis une grossière erreur, en lui avouant mes sentiments. En voulant m'offrir, d'une manière, qui s'était voulu, bien moins chaste. J'ai tout à fait conscience de tout ceci. Je ne pouvais me démontrer parfaite, à l'égard de mon cher et tendre Rick, mais, je n'étais guère venu ici, pour me battre. Mon intention n'était point de commencer par l'attaque. Tout au contraire... Si je pouvais lui épargner une vie, pleine de souffrances et d'embarras, je le ferais. Si, son seul désir était que je le laisse vivre, en paix. Que je le laisse tourner la page, je m'exécuterais, sans broncher. Je me damnerais, s'il le voulait, mais j'étais lasse, fatiguée, de devoir lutter contre lui. Contre les sentiments, que je lui portais, également. D'où le fait, que je lui fis part, sans ambages, de mon point de vue. Sans le moindre détours. Je voulais lui faire comprendre, que je n'étais point venu, pour terminer le travail, que j'avais bien mal commencé. Que mon intention, n'était tel, que je voulais uniquement le protéger. Mais, le sens de mes propos, eut l'air de faire réagir le bel apollon, d'une manière, bien différente, à celle que je ne pouvais m'imaginer... Comme si mes paroles n'étaient que source de problème, de châtiment. De poison... Comme si, j'avais commis le plus abominable des crimes. Je voulu, alors, m'approcher d'Eric, lui montrer que je tenais à lui. Qu'il n'avait là, aucune raison de se méfier. Sinon, je lui aurais fait comprendre ceci, d'une tout autre façon, mais, le beau jeune homme, me coupa, net, dans mon élan, en levant la main, dans l'espoir, même, que je m'arrête. Qu'on en soit tenu à une certaine distance. Je me sentais froissée, soudainement, par son geste... Pourtant, il fallait que je reste en place. Que je garde mon sang froid, si je ne voulais le contrarier. Je pris, alors, conscience, que, si j'enlevais le rempart, que ce dernier tentait de dresser entre nous, cela ne résulterait qu'à la simple effusion de nos sentiments, de nos sens. Et, dans le cas contraire, je ne pourrais l'en empêcher. Le dissuader, de son objectif. Je n'étais, même pas sûre de le vouloir, dans le fond. Pourtant, la sombre mine, que m'adressait le beau brun, ne présager rien de bon, pour moi. « C'est vraiment ce que tu penses ? Réellement ? Tu ne comprends pas dans quel état tu me mets, présentement, pas vrai ? Ne pas vouloir avertir ton prince charmant, pour ne pas me blesser davantage ? Tu ne crois pas que tu en as déjà assez fait, dans le passé, toute seule ? Comme... Attends... Il y a trois jours ? Ici même ? Laisse-moi rire. » Je sentais, alors, mon coeur se resserrait. Une boule se former, dans le creux de mon ventre, à mesure, que je restais aussi raide, aussi droite qu'un piquet. Mes dents grincèrent d'amertume. Mes poings se refermer, se contracter, cependant que je voulais me défendre. Mais, en vain... Tout rester coincer, dans le fin fond de ma trachée. Je me laissais faire, marcher sur les pieds, sans souffler un seul mot. Un seul et unique juron, parce que, je savais, parfaitement, de quoi cette affaire en retourner. Que j'étais en faute. De l'avoir, si maladroitement, infliger de tout cela. Des brides d'images, s'imposèrent, dont, violemment, dans mon esprit, torturer. Celles où je l'avais repoussé, à l'instant même, où nous avions faillit ne former qu'une seule et même personne. Où cette joute lasse, avait faillit nous couper du monde. J'ouvrais, dont, la bouche, pour ajouter quelques paroles, mais ce dernier me devança, bien rapidement. Trop rapidement à mon goût. « Je te signale que ce n'est pas moi, qui aie commencé, mais, bien toi. Alors, avant de m'appeler "Kaplan", tu devrais, peut-être, regarder tout le mal que tu fais autour de toi. » Me rétorqua-t'il, d'un air glacial. D'une lame, aussi, tranchante, qu'un rasoir... Voilà, qui était fait... Il avait, seulement, suffit de ces simples paroles, pour me réduire, à jamais, au silence. En miette... Je sentais mon coeur se fissurait, se détruire, en mille et un éclat, alors que je restais, toujours, aussi statique. Aussi figée, qu'une vulgaire statue de sel. Ainsi dont, il osé me blâmer. Me jeter la première pierre, pour avoir réfuté cette soirée, passée, ensemble ? Pour avoir repoussé ses avances ? Mais, à quoi s'était-il attendu, exactement ? Avait-il, seulement, espérait, de tout coeur. De toutes ses forces, que je lui cède ? Que, je me jette, sans crier gare, dans ses bras ? Que, je sois à sa merci ? Que, je le mets dans cette position, si étroite, de l'amant maudit ? L'aurait-il accepter ? Aurait-il approuvé ce subterfuge, dans l'espoir que je blesse, à mon tour, mon fiancé ? Que je le quitte, pour aller le retrouver ? Aurait-il, vraiment, pris cette responsabilité, là ? Voulait-il, réellement, jouer à ce petit jeu-là, avec moi ? Oui, je lui avais dévoilé mes sentiments. Certes, cela n'était que justice. J'avais eu tort, de me laisser aller, consumer, de cette façon, de cette douce passion. Je le regrettais, un peu plus, à chaque instant. S'il mettait permis de le faire, je modifierais, ce dernier acte, en un seul claquement de doigts. J'aurais répondu à ses attentes, à ses prières. Mais, Eric, aussi, était mis en faute. S'il m'avait rien avoué, s'il m'avait point embrasser, il y a quelques semaines de cela, rien de tout ceci, ne se serait produit. Si ce dernier, ne m'avait imploré de le choisir, nous ne serions guère là, en ce sombre moment, à nous quereller, pour ce genre d'histoire néfaste. De sentiment délétère... A nous détruire, pour une raison, qui n'aurait jamais dû naître, voir le jour. Non, ce dernier se serait, simplement, contenter d'être le témoin de mariage, et je serais là, à me réjouir, dans les bras d'Avery, d'un avenir, qui se serait voulu prometteur. A présent, tout était compromis. Tout allait se réduire, en un subtile amas de poussière. De cendre. Tout cela ne tenait qu'à un fragile fil de soie, que je tentais de retenir, de garder, dans le creux de mes mains, posées en coupes. Bien précieusement. Mais non, naturellement... Il fallait que mon cher Rick me condamne, pour un pêcher, que j'avais faillit commettre. Qui nous aurait enveloppé, tout deux, de son manteau de fumée. Alors, que je ne l'avais fait, à son égard, que pour le protéger. Nous protéger. Sombre échec que voilà... J'aurais dû me montrer sans pitié. J'aurais dû lui briser son petit coeur saignant, comme celui-ci, s'amusait à le faire, en cet instant même. J'aurais dû le lui reprocher, me tenir à distances du bel apollon. J'avais été en droit de le repousser, de le frapper, pour avoir osé me voler un baiser. Pour avoir voulu se rapprocher, de la sorte, autant qu'il lui avait été permis de le faire, alors que j'étais destiné à un autre. Mais non, bien sûr... Idiote que j'étais, j'avais décidé de jouer la carte de la compassion. J'avais voulu réparer les choses, dans le fol espoir que tout redevient comme autrefois, au temps jadis. Ironie du sort, quand tu nous tiens. Vulgaire calomnie, blasphème qu'est là... Mes yeux, s'embuèrent, dont, de larmes - larmes de non joie, qui se mélangé à une colère sans nom. A un désarroi, sans pareil, qui n'avait d'égal, de qui que ce soit. Alors, que j'essayais, tant bien que mal, de les contenir. Outrée, décontenancée, par l'attitude malsaine, bien que maladroite, de mon âme soeur. Le sol tanguer, se dérober sous mes pas, et ne faisais que m'enterrer, davantage. J'étais empreinte à des vertiges, des nausées. Je voulais me rouler en boule, dans un coin. M'allonger sur le bas côté, en position du foetus, et ne plus jamais avoir à bouger. J'aurais voulu m'effondrer, pleurer toutes les larmes de mon corps. Le supplier, de mon écart de conduite. Lui dire combien je l'aimais, tout autant, que je le détestais. Je voulais le maudire, lui cracher au visage et ne plus avoir à affronter, chaque jour, durant, son doux regard. Son sourire radieux et étincelant, qui me faisait fondre, sur-le-champ, dès que je le croisais. De ses yeux noisettes. A la délicieuse couleur du chocolat. De son rire cristallin, qui demeurait, aussi, clair que de l'eau de roche. Aussi mélodieux, que le doux tintement d'une symphonie. De me blottir, dans le creux, dans la chaleur de ses bras, pour me sentir en sécurité. Vivante. Bien, heureuse. Epanouie. Et, ne jamais, ô grand jamais, le quitter. Lâcher prise. Je voulais l'embrasser, tendrement. Jusqu'à-ce que la respiration me manque. Jusqu'à-ce que je m'étouffe. Que, je rends mon dernier souffle de vie. Je voulais le gifler, m'enfuir, en toute hâte. Sachant, pertinemment, que ma présence n'était que preuve de souffrances, de réticences, à l'égard du beau brun, mais rien n'y faisait... Je restais aussi stoïque, qu'une planche de bois. A ravaler mes larmes, certainement, pour le plus grand mal, d'un Eric, dont le sentiment se voulait âpre, rugueux. Et, pourtant, j'avais envie de tout cela. De mettre la clef sous la porte, et bon débarra! Hélas, je n'en avais point la force. Pas le courage nécessaire, pour le faire. Sans nul doute, que je n'étais sûre de vouloir m'exécuter, dans le fond. Comme si cela n'était guère, assez, suffisant, pour moi. Comme si j'avais, réellement, besoin, que le beau jeune homme rajoute une couche. J'avais envie de fulminer, dans mon coin, mais, je n'étais certaine que le bel apollon ne l'accepte. Ne soit de cet avis. Après tout, j'étais chez lui, sous son toit. Et, il serait, tout à fait, en droit, de me jeter à la porte, telle une malpropre. Je voulais lui dire, lui demander s'il avait fini, avec toute l'ironie du monde, qu'il m'était donné d'avoir, mais, je me doutais, parfaitement, que cela allait, totalement, irrévocablement, partir à la dérive. Que j'allais m'enfoncer, encore plus, qu'il m'était nécessaire. Je baissais, dont, le regard. Je rendais les armes, alors que je passais ma main, dans mes cheveux blonds, comme les blés. Alors, que j'étais à deux petits doigts, de ternir le sol, de mes larmes, qui voulaient, inlassablement, perlées sur mes joues nacrées, avec insistance. Je tentais de me contenir, tant bien que mal. De ne point me laisser aller, transporter, par ce tourbillon de mal-être, de rudesse. Mon esprit vagabondait, alors, vers d'autres horizons, afin de m'aider, à me raccrocher, à reprendre mon souffle, mon courage. Malencontreusement, le beau brun m'extirpa, bien trop rapidement, de mes songes. Me ramena, que bien trop vite, à mon goût, à la dure réalité, qu'est la vie. Dans son appartement, que je trouvais austère, en ces temps de malheurs... Mon attention se posa, de nouveau, sur lui, quand je le vis, s'échapper, un soupir, aussi léger qu'une simple brise. Avant même de baisser la main, qui avait fait office de combat. De son obstacle, à mesure que je remarquais, un petit rictus, peindre son joli minois. Se dessiner, doucement, sur ses lèvres douces et sucrées. Je fronçais, dont, les sourcils, dans un semblant d'incompréhension. Ne sachant, si cette situation, dans laquelle on se trouvait, l'amusait, quelque peu. Ou, si, au contraire, il se sentait mieux. Libérer de ses quelques paroles acerbes, qui m'avait frappé, violemment, au visage, et qui n'avait fait, que m'assommer, m'entériner. M'enterrer, si pieds sous terre, sur le sol ferme. « T'as vu ce que tu es entrain de faire de moi, présentement, Rose ? Tu m'as déjà vu dans cet état ? J'ai été moins détruit, lorsque j'ai dû enterrer la seule famille qui me restait. Tu trouves ça normal, toi ? » Me demanda-t'il, de son ton, qui se voulait plus calme, plus serein. Plus mélodieux, que jamais. Essayant, sans nul doute, de me rassurer. Hélas pour lui, cela ne me donnait guère l'effet escompter. La situation. Ses paroles, n'étaient encore, que l'échec cuisant, dont, je venais d'assister. Dont, je n'étais, point, prête d'oublier, de sitôt. Pourtant, je secouais la tête, vivement. En signe de désaccord. Comme quoi, je ne trouvais cela normal, non plus, que ce dernier ait à subir tout ceci, de ma part. Seulement, je n'avais pu prévoir, m'affubler, de ce qui allait se passer, entre nous. « Non. Bien sûr que non. J'ai, parfaitement, conscience, de ce que je te fais endurer. Il ne se passe pas un seul instant, sans que je ne le regrette, d'ailleurs. Je me sens mourir, à petit feu, à cause de ça. Seulement, je... » Je laissais, dont, un léger soupir, s'échapper, avant même de m'interrompre, soudainement. A quoi bon continuer ? Cela ne servirait à rien - rien qu'à nous tourmenter, une fois encore. Et, je me sentais épuisée, lessivée, à l'idée de devoir recommencer. Me battre, contre mon petit prince. Alors, je laissais courir. Mes mots s'évanouirent, dans l'habitacle, au grès d'une atmosphère, qui se voulait plus dense. D'autant plus palpable, cette fois... Mon regard, se détourna, alors, du doux visage de mon cher Rick, le temps de quelques minutes, durant. « Je suis désolé pour toi, mais, je n'ai pas l'intention de te laisser partir d'ici, avant que tout soit clair entre nous. » M'avoua-t'il, toujours d'une voix posée. Beaucoup plus pondérée, cependant, que je restais, pour le moins, pantoise, devant sa réaction. Je grinçais les dents d'amertume, ne m'attendant, guère, à cela. Qu'avait-il de plus à me faire déclarer ? J'avais commis une bourde. Je m'en voulais, comme pas permis, alors... Pourquoi me retenir ici, un instant de plus ? Alors, que je lui avais dévoilé les plus grandes lignes. Celles, qu'il avait dû attendre, patiemment, de son côté... Devenir sa prisonnière, ne servirait, strictement, à rien. Tout du moins, j'en deviendrais folle, je le sais... Tout ceci ne présager rien de bon. Rien qui ne soit de bonne augure, du moins... Pour ma part, j'en avais fini, avec ce dernier. Je n'avais rien de plus à ajouter, au bel apollon, si ce n'est le fait, que je m'en voudrais, jusqu'à la fin de mes jours, de lui avoir causé de tels tourments. Que, malgré tout, je ne voulais que son bonheur, et qu'il méritait mieux, que tout cela. Malheureusement, pour moi, mon petit prince n'avait point l'air, de l'entendre de cette oreille... « Tu préfères qu'on reste ici, tous les deux, à se regarder comme si on désirait tuer l'autre, ou bien, je te sers un café et on discute ? » Je croisais, dont, le doux regard de mon âme soeur, haussant les épaules, d'une manière indifférente. Je devais l'admettre... Cette idée de se toiser, mutuellement, de façon à se fusiller me tentait bien, mais, si le garçon, voulait s'amuser avec moi. Avec mes sentiments. A mes dépens, je pourrais, toujours lui faire ravaler le tout, sous ce breuvage caféiné. Cruelle, dites-vous ? Non, je voulais, uniquement, me protéger. Rien de plus... « Fais comme bon te semble, Rick. » D'accord... Dis comme cela, ça pouvait paraître froid. Cela avait tout l'air d'être un reproche. Hors, il n'en est rien, je vous l'assure. Comme je disais, je n'étais point là, pour attaquer le bel apollon. Ceci dit, cela n'avait point l'air de l'alerter, de le déranger, plus que ça. Bien au contraire... Au lieu de quoi, c'était plus moi, qui me retrouvait dans une situation délicate. Pour le moins, embarrassante. « Parce que, je n'ai pas l'intention de te laisser partir, maintenant... » Je croisais, dont, les bras, avant de soupirer, de lassitude. D'accord, s'il voulait, réellement, me séquestrer, c'était son droit. Je n'étais pas contre son idée, d'ailleurs. Mais, il n'en restait pas moins, qu'elle restait mauvaise... « Tu devrais, pourtant. Je ne fais que te causer des soucis, chaque fois qu'on se croise. Tu te rappelles ? Tu viens de le dire, toi-même. » Braillais-je, en guettant la réaction de mon âme soeur. D'accord... J'avais bien certifié que je ne commencerais, guère, par le provoquer. Seulement, je voulais lui faire entendre, que, me trouver, trop longtemps, dans la même pièce que ce dernier, lui reviendrait à souffrir d'autant plus. Un fait que je souhaitais, toujours, lui épargner. Maintenant, allez savoir, si mon cher et doux Eric, allait m'écouter ? Ca, c'était, probablement, une autre affaire. Il est aussi têtu qu'une mule. Plus têtu, que je ne le suis, déjà...

    Ce n'est, point, tant le fait de me faire détester de mon âme soeur, qui me dérouter, en ce moment, si précis. Non, ce fut son geste. Le fait de se rapprocher de moi, ainsi, délicatement, qui me désarçonner, totalement. Irrévocablement. Je pensais, sans nul doute, que le beau jeune homme, allait prendre un malin plaisir à me tourmenter, comme je venais si bien de le faire, depuis quelques temps, déjà. Mais, cela fut bien le contraire, à ma plus grande stupéfaction... Et, alors, que mon regard était river, vers lui, je sentais mon rythme cardiaque, battre, sensiblement. Mon coeur, encore saignant, qui menaçait de s'imploser, et d'en teintait, tout l'appartement, de sa couleur rouge, écarlate, à l'amer odeur de rouille, se mit à battre, beaucoup plus vite, que l'anormal. Je voulais bouger, me déplacer. Me reculer de quelques bons centimètres. Poser ce rempart, afin de mieux me protéger, comme le beau brun, en avait fait de même, à mon égard, quelques minutes auparavant. En vain... Je restais de glace. Aussi raide qu'un piquet. Pourtant, ma respiration se coupa, subitement, cependant, que je voyais le garçon se rapprocher, de plus en plus, vers moi. Dangereusement. Mauvaise décision que voilà - voilà, que je me retrouvais prise au piège. Apeurée, telle une petite bête, emprisonnée de ses paroisses de verres. Et, maintenant... Qu'allait-il se passer ? Est-ce que, mon cher et tendre Rick, allait me le faire payer ? Allais-je goûter, à son retour de bâton ? Allais-je déguster à sa vengeance ? A l'affront, que je venais de lui faire subir ? A cette dérision, que je n'aurais jamais dû lui montrer, lui faire preuve ? Ou bien, voulait-il me voler, de nouveau, un baiser ? Me dévoiler, sans ambages. Sans le moindre détours, ses sentiments ? Oui, mais ensuite ? Où est-ce que, tout ceci, allait nous mener ? Aux dernières nouvelles, cette situation, était déjà, bel et bien, arrivée, entre nous. Et, je me sentais bien lasse. Pour le moins, exaspérée, de devoir rejouer cette scène. Celle, où j'avais repoussé ses avances. A l'instant même, où j'avais, malencontreusement, détruit son petit coeur. Je ne voulais plus, que cela arrive. Je n'étais, guère, certaine, moi-même, de le vouloir. Je suis si fatiguée de toujours me battre, contre mon petit prince. Contre les sentiments, que je lui portais. J'en avais assez, de devoir délester ma souffrance, ma colère, au grès de celui-ci, alors que je n'en avais plus la force. Alors, que je détestais le faire. Jouer à la petite fille raisonnable, alors, que la seule chose, que je souhaitais, c'était de me blottir, dans le creux de ses bras. De l'embrasser, tendrement. Que nos émotions. Nos sens, s'éveillent en émoi... J'avais besoin de cela, comme le coeur a besoin d'un léger battement. Aussi frais, aussi éphémère. Aussi pur, qu'un simple battement d'ailes, de papillon... Rester à ses côtés, et voir le monde dans un grain de sable. Un brin de poussière, tenir, dans les paumes de nos mains, liées, à jamais. De nos destins, scellés, pour l'éternité... Voir toutes souffrances, se réduire en état de cendre. Emprisonnées, à jamais, dans un sépulcre, qui n'a ni commencement, ni fin. Tel un puits sans fond. Un panier percé, dont le malheur, le mal être, devait disparaitre, pour toujours. Pour toujours et à jamais... Ainsi, nos blessures passées, se seront refermées. Notre existence, ne sera jamais aussi paisible, aussi douce. Aussi belle, qu'à cet instant là. Nous pourrons profiter, sans avoir peur, de se brûler. De croupir, six pieds sous terre... Voir le paradis, dans une fleur sauvage. Tenir l'infini, dans nos mains, posées en coupes. Et, voir l'éternité durer une heure, sous une coupole argentée. Dont le croissant de lune, nous éblouirait, de ses pâles rayons de lumières. Dévoilant, ainsi, une voie lactée d'étoiles. Brillants. Etincelants. Ruisselants, dans le firmament. J'en avais envie, oui. Je désirais, tant, rester à ses côtés. Ne former plus qu'un. Nous couper de tout. Mais, on ne pouvait se le permettre. Je ne le pouvais bien, quand bien même, je le souhaitais. Mais... Est-ce qu'Eric était prêt à se risquer, à ce genre de situation, de jeu, insensé ? Se sentait-il de taille, à le faire. A tenir ce genre de relation, en échange de notre silence ? Accepterait-il l'idée, que, je lui appartienne, le temps de quelques heures, timidement volées. Echangées ? Que mon monde. Mon âme soit déchirée entre deux hommes ? Irait-il jusqu'au bout, sans broncher. Sans se lasser, d'être tenu au secret ? Effacerait-il, toutes ces images, ces années, que je partageais, également, avec mon cher fiancé ? Les comblerait-il, de ce vide. Cette absence ? Se contenterait-il, de tout cela, en permanence ? Sans devoir narguer Avery ? Sans me demander, de le quitter. Le choisir, lui ? Irait-il, s'aventurait, sans crier gare, dans ce jeu, à haut risque. A haute tension ? Mener cette guerre, cette bataille ? Non... Je n'étais, point, sûre, de cela... Et, je ne voulais ni l'obliger, ni lui causer, un quelconque mal. Un désarroi, qui ne ferait que l'enterrer. Voilà pourquoi, il serait plus sage. Plus facile de me haïr... Moi-même, je trouvais l'idée, plutôt bonne. Il me serait, d'autant, plus simple d'endosser cette responsabilité. Continuer de jouer mon rôle. De la petite fille cruelle et ingrate, qui détruisait tout homme. Tout être humain, sur son passage. Cette fille, qui broie le coeur des autres, qui osent se dressait, sur son chemin. Devant elle. Oui, je serais capable d'encaisser les coups, du bel apollon, sans rechigner. Si cela pouvait l'aider à passer à autre chose. A m'oublier. Bien, que, ça me détruirait. Bien que, je ne deviendrais, qu'une simple coquille vide. Un légume. Une vraie poupée de chiffon, cela serait, certainement, mieux, que de le faire souffrir davantage. Je ne pourrais lui infliger tout ce mal. Voilà pourquoi, je restais dubitative, devant ce genre de réaction, qu'arborait le garçon. Je me mis, dont, à loucher, entre ses iris, aux couleurs douces, châtoyantes, et ses lèvres, délicieusement sucrées, et pulpeuses à souhait. Prête à le supplier de ne rien faire d'imprudent. Rien, qui viendrait compromettre. Entacher, davantage, notre lien. Notre relation, si précieuse. Ou, du moins... Ce qu'il en reste, cependant, que, celui-ci, me pris, fermement, dans ses bras. Sans me faire un quelconque mal, toutefois... Chose à laquelle, je ne m'y attendais, pas le moins du monde. Il était là, à me tenir. Me réconforter. Me rassurant, alors que je ne le méritais, d'aucune façon que cela soit. Comme s'il ne s'était jamais rien passé, au demeurant. Comme si, aucun de nous, n'avait chicaner, concernant ce genre de débat. De sentiments inavoués. Comme si, nous étions, toujours, les meilleurs amis du monde. Triste constat... C'est hallucinant, de voir, que, de simples heures. De toutes petites minutes, peuvent changer, irrémédiablement, le cours de vos vies. Juste à cause de l'amour, qui vient toujours s'immiscer, s'incruster, dans une belle relation, qui ne connaissait le moindre doute. Le moindre petit danger, jusqu'à preuve du contraire. L'amour, c'est stupide... Ca vient, toujours, tout capoter... « Je t'en pris, pardonne-moi tout le mal que je t'ai fait. Je suis, sincèrement, désolé. » Acheva-t'il, d'une petite voix contrite. Presque dans un murmure. Me tenant, toujours, aussi fermement. Pourtant, cela ne me gênait, plus que cela. Bien au contraire... J'en profitais, à mon tour, pour me blottir contre mon âme soeur. Passant, ainsi, mes mains, derrière son dos. Tâtonnant, délicatement, sa peau, qui était protégée. Couverte, d'un fin tissu. Comme si j'avais peur, que tout ceci, ne soit qu'un simple rêve. Mais non... Il était bien là. Je pouvais sentir sa température ambiante, me réchauffer. M'enivrer de son doux parfum... Certes, je pouvais tout aussi bien le repousser. Lui dire de s'arrêter d'agir comme ça, à mon égard. Moi, qui avait pris l'habitude de me faire incendier, insulter de la sorte. Pour tout ce que je lui avais infligé, voilà que, je me sentais décontenancée, désormais. « Non, c'est moi, qui suis vraiment navrée, Eric. Je n'aurais pas dû... C'était une grossière erreur, de ma part, que, de te faire subir ceci. Je n'avais aucun droit de t'avouer mes sentiments, et... De te repousser, la minute d'après... Je m'en veux, terriblement, si tu savais. Je... Il ne se passe pas un seul instant. Une seule seconde, sans que j'y pense, et que je me sens, véritablement, mal... » Lui soufflais-je, d'une petite voix attristée. Avant même, de lâcher un petit soupir. Je fermais, alors, les yeux, pour apprécier, ces derniers instants de répit, qui sait ? Pour profiter, savourer, de ce doux moment de repos, qui n'était, sans nul doute, qu'éphémère. Qui n'était, que, passager, peut-être... Bien avant de reprendre mon souffle. Mes esprits, embrumés et meurtri. Flétri à jamais. Damnée, condamnée, de mon âme torturée, que je délaisserais, volontiers, dans les flammes. Les méandres de l'oubli, et qui n'avait perdu, que, de sa saveur, de sa valeur. Perdu de son éclat, qui ne faisait que miroiter, inconsciemment, de son étrange lueur...

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MessageSujet: Re: Tous les topics pour Eric.   Ven 6 Sep - 17:48

ERIZONA - METS TES PEURS ENTRE PARANTHESES, PRENDS LE RISQUE D'ETRE HEUREUX.
« IL AVAIT TOUT FAIT, POUR LA RETENIR, MAIS PARFOIS, TOUT N'EST PAS SUFFISANT... »



    Le temps. On en souhaiterait toujours plus... Du temps, pour réparer nos erreurs. Du temps, pour changer un fait, un geste, que nous avons causé, envers notre entourage, à autrui, par le passé. Un temps, pour rire. Un temps, pour sourire. Et, un temps, pour sécher nos larmes, qui coulent, inlassablement, sur nos douces joues nacrées... Un temps de paix, un temps de guerre. Un temps, pour se reposer, et un temps, pour danser et profiter. Un temps, pour recoller des coeurs brisés, qui s'étaient détruits, en mille et un éclat. Dans une fine poudre de diamants, qui va et vient, au fil d'un vent léger. Des saisons, dont la douceur et la prospérité, n'ont d'égale, qu'à l'effusion, écarlate, de nos sens, nos sentiments. De nos repères... Un temps, pour se projeter, revenir en arrière. Un temps pour courir... Un temps pour faire des choix. Un temps, pour pardonner, l'écart de conduite. La chose que l'ont à fait. Ce que nous sommes, réellement. Un temps pour se réduire au silence, un temps, pour se dévoiler. Un temps, pour avancer et regarder, vers l'avenir. Un temps, pour méditer, un temps, pour foncer. Un temps, pour lutter, un temps, pour abandonner. Un temps, pour grandir. Un temps, pour lâcher prise. Voir l'être, que nous aimons s'en aller. Voir nos enveloppes charnelles, disparaître. S'envoler, tel un mouchoir au vent. S'évaporer, dans les méandres de l'oubli. Dans ce manteau de fumée, de poussière, quelques fois, inassouvies... Le temps... Nous vivons, dans un monde, où chaque jour, chaque nuit, comptent. On le voit, s'écouler, à travers ce sablier, qui marque notre génération, depuis la nuit des temps... A travers ces grains de sable, dont la couleur scintillante de l'argent, nous éblouis. Nous aveugle, nous consumes, sous les reflets d'une lune blafarde. Ou d'un soleil, dont les rayons, brûleraient. Ne réchaufferaient, que trop, nos peaux, si fragiles, qui se coupent, si facilement, et dont les parcelles de nos corps, tomberaient en lambeaux. Une par une, et en viendrait teinter, la surface du globe, de nos teintes flamboyants... Pourtant... On dit, que certaines vies, sont liées, à travers le temps. Unies, à jamais, par un ancien appel, qui résonne, au cours des siècles... Le destin. Le temps. Le temps... Mais qu'est-ce que le temps ? Certains disent, que le temps file, le temps n'attend personne. Le temps guérit toutes les blessures. Tous autant que nous sommes. Nous voulons plus de temps. Du temps. Du temps... Et, encore, du temps... Le temps, impossible de vivre avec, mais impossible de vivre sans... Quelques fois, on aimerait bien, en avoir encore. Toujours, un petit peu plus, que de coutume. Que de raison. Et, quelques fois, nous aimerions juste que ça s'arrête. C'est un cercle sans fin. Une boucle interminable. Et, que nous le voulions, ou non, cela restera toujours ainsi... Le temps, je l'avais amenuisé, sans crier gare. Sans me rendre compte, qu'à un moment donné, j'en aurais besoin. Besoin de remonter, dans le temps. Revenir en arrière, pour savourer, davantage. Pour me remémorer, chaque instant, que j'avais passé, avec mon petit prince... Je n'avais de cesse, de m'imaginer, ce que ma vie serait devenue sans lui... Est-ce qu'aujourd'hui, je serais plus heureuse, comblée que jamais ? Aurais-je ris aux éclats, dans les bras d'un autre ? Aurais-je eut la chance d'être mariée, avoir un jour des enfants, comme, je l'avais toujours désirée, à bien des égards ? Aurais-je trouver un but, à atteindre. Un sens à ma misérable petite vie ? Non... Non, j'en doute fort... Eric. Eric avait tout pour faire mon bonheur. Rien que le fait d'être auprès de lui, me changer, du tout au tout. Avec lui, je me sentais nouvelle, vivante. Complète... Comme s'il était la pièce, qui manque à mon puzzle. Son doux sourire, éclatant. Ses yeux, dont la couleur caramélisée, brillaient de bonheur et de malice. Ses fins traits de son visage, si envoutant, si pénétrant, dont j'aimais, tout paticulièrement, en explorer chaque parcelle. Sa peau, d'une blancheur incontestable, à celle de l'ivoire, qui était d'une douceur sans nom. Telle de la soie, que je laissais glisser entre mes doigts fins. Ses lèvres pulpeuses, qui avait l'agréable goût du sucre, quand je les scellais, contre les miennes, et dont, je ne saurais me passer. Son rire cristallin, que je pouvais écouter, inconditionnellement, sans jamais me lasser. Son corps si joliment sculptée, taillée, qui était semblable à celui d'un dieux. Un apollon. La chaleur de ses bras, qui m'avait tant bercer, quand je m'étais sentie mal à l'aise, en danger. Cette proximité, que nous avons toujours eut. Ce vécu, qui était le nôtre, qui nous liés, rien que nous deux. Ses bisous magiques... Je crois que, c'est ça, qui me manquer le plus, surtout... Ses doux petits baisers, qu'il m'avait déposé. Qui avait laissé des traces indélébiles, derrière son tracé. Poser. Encrer, à jamais, dans mon âme. Ses bisous, aussi légers, aussi bref et éphémère, qu'un simple vol de papillon, qui avait le dont de me faire sourire. De me faire voir la vie, sous un meilleur angle. Tout ceci, me manquer... Ce temps enfantin. Innocent et inconscient, qui nous avait bercer, durant tant d'années, il me semblait si lointain. Révolu, à jamais. Comme si il s'était fait engloutir, dans les profondeurs de la nuit. Dans les eaux glacés, d'un océan, qui n'avait, que, pour seul refuge, les abysses. Comme si il s'était fait tirer vers le fond, dans une spirale grisonnante, qui nous vide de tous sens. D'émotions. Comme si nous étions, que de vulgaires robots, sans la moindre vie. Dénués de toutes expressions. De tout semblant de raisons... Comme si nous étions, que de pâles copies, de nous-mêmes... Le pire, dans tout ça ? C'est qu'on doit sans cesse se réinventer, tous les jours... Parce que d'un instant à l'autre, tout peut changer. Et, on ne peut revenir en arrière... Certains changements nous sont imposés. D'autres arrivent par accident. Il faut essayer d'en tirer son parti... On doit régulièrement trouver de nouveau moyen de ne point perdre pied. Alors, on change. On s'adapte. On crée de nouvelles versions de nous-mêmes... Il faut simplement s'assurer que la nouvelle version, est meilleure que la précédente. Oui, il est plus sage de le faire. De s'exécuter, avant qu'il ne soit trop tard. Avant même de regretter ce que vous avez fait, ce que vous êtes devenus. Parce qu'il advient, que, pour la plupart d'entre nous, nous ayons plus guère le choix - plus le choix, de devoir se créer, une nouvelle copie. Comme Eric. Comme moi. Nous avions, malencontreusement, épuisé tout le stock, en matière de meilleur. Nous avions franchi une ligne, qui, normalement, n'aurait jamais dû l'être. Nous avons pris, ensemble, une décision. Un nouveau tournant, qui bientôt, deviendrait décisif, pour nos vies. Qu'elles soient liées ou brisées, à jamais. Le plus cruel, dans tout ça, c'est que, je savais, que je devais laisser le beau jeune homme tranquille. Le laisser refaire sa vie. Sauf, que je ne le faisais point. Je ne voulais le laisser partir, parce que je l'aimais. Si ce n'est plus que tout, en ce bas monde. Je tenais à lui, comme à la prunelle de mes yeux. Et, je sais que j'ai, totalement, tort. Que je ne suis qu'une petite fille égoïste et ingrate. Scélérat, que je suis. Seulement, je ne pouvais continuer sans lui. Je ne pouvais survivre, dans un monde où il n'existait pas. Il était mon tout, ma lumière. Ma sève, mon essentiel. Mon univers... Ma vie se résulte à lui. Elle tourne, exclusivement, autour de mon petit prince, comme cela a toujours été le cas, jusqu'à présent. Mais, je savais, pertinemment, que j'avais tout gâcher. Tout détruit, entre nous, d'un simple revers de main. Que j'avais balayé, toutes ces années de joies et de bonheur, sans crier gare. Je l'avais, certainement brisé. Broyer, comme jamais personne ne l'avait fait. Et, rien que cette idée, me rendais malade. Je me sentais tellement mal, de lui avoir causé autant de souffrances, de chagrin, alors, que mon intention, n'avait jamais été de le faire. J'avais rompu ma promesse, mon engagement... Je regrettais, tellement, le fait, de ne point avoir ouvert les yeux, beaucoup plus tôt que, ce qui était prévu... Sombre idiote que je suis. Voilà, que je m'étais laissée aller, consumer. Aveuglée, par mes sentiments inavoués. J'avais cherché à lui plaire. A répondre à ses attentes, à ses prières, alors, que je ne méritais nul engagement. Nul sorte d'engagement, venant de son être. Je me sentais indigne de son affection, sa condition. Et, pourtant... J'étais, présente, à ce jour. Alors, que je savais, pertinemment, que je n'avais aucun droit de venir. Que, mon obligation, consistait à le laisser vivre en paix. Vivre sa vie. Je devais arrêter de le retenir, de l'étouffer, comme un pauvre petit moineau, qui reste sagement, enfouis, dans les paumes de mes mains. Je ne pouvais continuer à le tourmenter, tel un spectre. Un mauvais esprit, rôdant autour de lui. Comme un sombre vautour, qui toise, avec intensité, sa prochaine victime. Il méritait mieux, que tout cela. Que, de devenir une épave. Je voulais, simplement, qu'il soit heureux, comblé, comme jamais personne ne peut l'être. De trouver son âme soeur, sa perle rare. Peu importe s'il me déteste. Peut m'importe si, mon cher et tendre petit prince, me maudit. Peu m'importe le devenir de ce monde, je voulais juste arrêter. Arrêter de le faire souffrir... Je voulais alléger son fardeau. Faire, disparaître, pour toujours, et à jamais, sa souffrance, son désarroi. Recoller les morceaux, de son pauvre petit coeur brisé. Quitte à me réduire au silence. Quitte à le voir s'éloigner. Se résigner à m'oublier. A lâcher prise. Avoir des vues, sur une autre personne, tout aussi charmante, séduisante. Aussi parfaite, que lui... Et, continuer de l'aimer, en secret. Toujours à l'affut. Toujours présent, dans mes pensées, qui sont devenues aussi clair, que de l'eau de roche. Et, pourtant torturée, que je ne saurais l'être, jusqu'à la fin de mes jours. Jusqu'à-ce que mon heure trépasse. Que je rends mon dernier souffle de vie... Juste du temps...

    Je pensais, sans nul doute, qu'en franchissant le seuil, de son appartement, j'allais me faire incendier, ridiculiser. Que j'aurais le droit au même traitement, que j'avais, malencontreusement, administrer, au beau jeune homme, et qui ne faisait que m'enterrer, un peu plus encore. A chaque seconde, chaque minute, qui s'écoulent, sous mes pas. Sous mes orbes ténébreuses. Je savais, parfaitement, que je ne méritais, que cela. De souffrir davantage. De voir mon coeur, mon âme se brisée. Se faire broyer, dans les mains, de mon bel apollon. De mon bien aimé. Il n'en était, qu'à deux petits doigts, d'ailleurs. Il était, tout à fait, en droit... Je ne pouvais le lui refuser, après tout ce temps. Toutes ces années. Cela était mon châtiment, ma pénitence. Je n'avais nulle intention, de l'en empêcher. J'attendais, juste, que la sentence me tombe dessus. J'espérais, seulement, que le coup serait rapide, fatal. En vain... Sans que je ne m'y attends, réellement, le garçon se risqua à entourer ma frêle silhouette, de ses bras musclés, qui m'insufflait du réconfort. De la chaleur. Etais-je, seulement, en train de rêver ? De faire un songe, tout éveillée ? Je sentais, alors, mon rythme cardiaque, accélérait, sensiblement. Mon souffle saccadé, qui se mélangeait au sien, cependant, que je passais mes bras, mes mains, dans son dos. Me blottissant un peu plus contre lui. Profitant de cet instant de répit, comme s'il s'agissait du dernier. Peut-être l'était-il, qui sait ? Et, si c'était une façon de me torturer ? Et, s'il était, seulement, question, de me faire comprendre ce que cela faisait, que d'accepter, d'être si proche d'une personne, qu'on s'autorise à aimer, plus que l'anormal, pour pouvoir me torturer, la seconde d'après ? Certes, cela serait légitime. Mon cher et tendre Rick, pouvait faire tout ce qu'il voulait, de moi. Je serais toujours à sa merci. Quoi qu'il se passe. Quoi qu'il en coûte... Si cela pouvait lui faire un quelconque bien. Si cela pouvait l'aider, le soulager, je me laisserais réduire au silence. Je resterais couchée à terre. Pour lui. En attendant, je profitais, juste de l'instant présent. Ecoutant son coeur battre, à l'unisson du mien. Savourant cet échange, cette proximité, avant qu'il ne soit trop tard. Avant, que je ne puisse riposter. Faire quoi que ce soit. Je voulais rester dans ses bras, pour l'éternité - mais... L'éternité, ne me paraissait, même, que bien trop court... Et, c'est sans grand étonnement, que le beau brun se risqua, enfin, à briser la glace. A se dévoiler. A me montrer, petit à petit. Sans ambages. Sans le moindre détours, ses sentiments. Ce qu'il ressentait, en cet instant si précis. Si propice, alors, que je restais toujours coller à ce dernier. Comme si j'avais peur de le voir disparaître, vers d'autres horizons azurés... « Tu n'as aucune excuse à me faire, c'est moi le fautif. Je n'aurais jamais dû t'embrasser, je regrette. Surtout en sachant ta situation, que tu es en couple depuis des années, et qu'en plus, tu l'aimes. Je n'aurais pas dû... Mais, laisse-moi savoir une chose, par contre. Libre à toi de me répondre, mais je voudrais tellement le savoir. Depuis quand ressens-tu, réellement, quelque chose pour moi ? C'est tout nouveau ou, comme moi, depuis des années. Pour ma part, depuis plus de la moitié de ma vie. J'ai toujours pensé à toi, toujours. » Voilà bien une chose, qui me laissais, quelque peu, pantoise. Sans nul doute, que je m'étais imaginée, que mon doux petit prince allait rajouter une nouvelle couche. Me faire savoir, que oui, c'était moi, la responsable. Que, j'avais eu tort, de l'embrasser. D'amenuiser, autant, l'espace, qu'il y avait eu, entre nous, ce soir-là. En particulier, si c'était pour prendre la fuite, au demeurant. Si c'était pour le démolir, même si cela n'en avait jamais été mon intention. Je voulais lui dire, qu'il n'avait strictement rien à se reprocher. Que c'était moi, la seule coupable, de toute cette triste histoire. Oui, je m'étais attendu, à ce qu'il crache son venin sur moi. Qu'il se répande, jusque dans mes veines, et me consume, à jamais. Il pouvait avoir carte blanche. Mais, d'un certain côté, tout rester enfouis, au fin fond de ma trachée... Etait-il vraiment nécessaire, de débattre sur ça ? Savoir, qui aurait le dernier mot ? Qui de nous deux, avait provoqué, un tel cataclysme ? Non, je n'étais guère certaine de cela. Et, même si je n'en restais pas moins convaincu, je préférais largement ne point insister. Nous y passerions la nuit, sinon... Cela dit, ce n'était ceci qui me laissa de glace, de marbre. Qui me surpris, plus que de raisons. Non, en effet... Je ne m'étais guère attendue à ce que le jeune garçon me demande, depuis combien de temps. Combien d'années, je partageais ses sentiments. Si cela était récent ou bien plus ancien. Et, bien que, cela me touche. Bien, que, j'avais envie de l'embrasser, sur l'instant présent... Bien, que je trouvais ses douces paroles, attendrissantes, dans le fond, je me sentais, d'autant plus embarrasser, à l'idée qu'il me fasse part de tout ceci. Me sentant indigne de son affection. Pourtant... N'était-il plus sage de lui révéler la vérité ? Oh, bien sûr... Cela ne résoudra notre cas. Cela n'arrangera, certainement, point, les choses... On ne pouvait revenir en arrière. Mais, qu'importe ? Je pris une grande inspiration, après quelques longues minutes, durant. Me préparant, tranquillement, à répondre à toutes ces questions, qui lui brûler, tant, les lèvres. « Je... Tu n'as rien à te reprocher. Crois-moi... C'est... Je ne veux pas insister, ni te froisser, de quelque manière, que cela soit, mais, tu sais ce que je pense de tout ça... Et, je... Je te remercies, avant tout, de... De ta franchise. De me faire part de ton ressenti. Vraiment, ça... Ca me touche. Mais, pour être honnête avec toi, je... Ca fait longtemps, que je t'aime... » Je laissais, dont, quelques instants, avant même de reprendre mon souffle. M'aventurant, alors, sur ce chemin étroit et tortueux. Je dis ça, parce que, c'était le cas, malgré tout. Parce que, bien que, je lui avouais la vérité, cela ne nous ferait pas moins mal, pour autant. Parce que, je savais, pertinemment, que cela ne changerait rien, à notre histoire. A ce qui s'était produit entre nous. Aux sentiments, que j'avais pour lui, mais aussi, pour mon fiancé. Néanmoins... Je lui devais, au moins, ça. Il méritait de le savoir. Parce que cela à toujours était ainsi, entre nous deux... « Certes, ce n'est, peut-être pas, la moitié d'une vie. Je sais que, je me suis réveillée trop tard, mais... Je... Je t'aime, depuis quelques années, maintenant. Un peu plus de cinq ans... Juste, après ce que m'avait révélé, mon... Mon père, pour être précise. Seulement, si je ne t'ai rien avoué, c'est parce que, tu as toujours été mon meilleur ami. Parce que... Aussi stupide que cela doit être, j'avais peur de te perdre. Peur que tu t'éloignes. Que tu sois trop effrayé, par mes sentiments... Parce que, tu savais, aussi, que durant longtemps, je... Je n'étais pas des plus douées. Des plus chanceuses, pour rendre, une personne que j'aime, heureuse. Comblée comme jamais. Et... J'ai toujours pensé, que, tu méritais mieux. C'est pourquoi, je me suis raisonné. Que, j'ai essayé de tout tenter, pour faire passer ton bonheur, avant tout. Que, j'ai vécu avec ceci, durant tout ce temps. Et, puis... Avery est arrivé, et... » Mes paroles, s'évanouirent, une fois de plus, cependant, que j'avalais ma salive, avec une certaine difficulté. Que, je laissais échapper, de mes lèvres légèrement rosées, un soupir contrit... Inutile de remuer le couteau dans la plaie. Mon bel apollon, devait, certainement, connaitre la suite de cette histoire. Mon père m'avait mis la puce à l'oreille, avant de trépasser. Mon futur époux, avait accouru vers lui, pour lui venir en aide. Tout comme Eric, l'avait fait, quand nous étions encore, que de jeunes enfants innocents. Il avait été là, pour moi. M'avait aidé, soutenu, alors, que je ne méritais cela. Alors, qu'il n'avait guère été dans l'obligation, de me ramasser à la petite cuillère. Et, plus ou moins, inconsciemment, je m'étais faite emporter vers le large. J'étais tombé sous son charme... Un peu comme une vague, qui m'avait prise, sans que je m'y attends, réellement... Et voilà, où nous en étions, au jour d'aujourd'hui. En ces heures si sombres... Désormais, mon petit prince connaissait la vérité. Mes sentiments. Le moindre de mes intentions... Déception cruelle, que voilà... Je m'étais battu. J'avais lutté contre tout ceci. J'avais mis un voile carmin, sous mes iris, dans l'espoir irréelle, de garder le jeune homme auprès de moi. Dans l'espoir de nous protéger. Je nous avais laissé, dans cette zone de confort, de stabilité, plutôt que d'éclater cette bulle, aux couleurs chatoyantes. Choisissant d'aimer et de demeurer, aux côtés de mon bel ange, qui m'avait, dès lors, arracher, à tous ces tourments. Voilà, en quoi consister nos destins... De vivre, au jour le jour, avec cet amer sentiment de regret, de chagrin. Luttant, contre amour, qui se veut interdit. Et, maintenant, qu'allait-il se passer ? Est-ce que le beau jeune homme allait me le reprocher ? Allait-il me libérer, m'ordonner d'aller chercher mes effets personnels, et de le laisser sombrer. Noyer son chagrin, tout autant, que je le ferais, de mon côté ? Etait-ce, seulement, une bonne idée, de lui avoir avoué cela ? Je l'ignorais totalement, irrévocablement... Tout ce que, je savais, désormais, c'est que cela allait, davantage, me peser sur la conscience. Je me doutais, sans nul doute, que j'allais regretter, le simple fait, de ne point avoir foncé - foncé dans les bras, du beau brun. De ne pas avoir, révéler, au grand jour, mes sentiments inavoués, pendant qu'il avait été temps, de le faire. Tout à coup, j'avais envie de me mettre en boule. De ne plus respirer et attendre que le temps passe, sans avoir à me soucier du reste. Me laissant aller, dans un sommeil, sans rêve, sans peine et profond. Le temps de quelques minutes, durant, je laissais mon esprit vagabondait. Je tentais, désespérément de faire le vide. De retrouver un semblant de raison, de courage, alors que le jeune homme continuer, dans sa trajectoire... « J'y ai réfléchi longtemps et, j'aimerais que tu m'arrêtes, lorsque tu le désireras. Je sais que ceci va, peut-être, être difficile à entendre pour toi, mais lorsque tu te sens perdu, arrête mes paroles. » Me rassura-t'il, d'une petite voix douce, rassurante. Bienveillante, cependant, qu'il se reculait, légèrement, pour me toiser, intensément. Comme pour guetter ma réaction. Cherchant, désespérément, un quelconque signe, de ma part. Je sentais, dont, la chaleur me monter aux joues. Une peur, s'engendra à l'Est, alors, que je passais mes bras, sur les siens, pour le retenir. Comme si j'avais peur, qu'il se volatilise. S'envole, tel un mouchoir au vent. Je savais que c'était une réaction stupide, venant de moi, mais le simple fait, qu'il me prenne dans ses bras, m'avait, quelque peu, apaisée. Rassurée. Je m'étais sentie, mieux. Vivante. Changée, le temps d'une seconde. Pourtant... Ne sachant pour quelle raison, apparente, j'appréhendais, on ne peut plus, la suite de ses paroles. « Merci, c'est... C'est vraiment adorable de ta part. Et, je n'y manquerai pas, c'est promis. Cependant, il en va de même, pour toi. Si... Si tu sens, que je vais trop loin. Que ça va trop vite pour toi. Ou, si tu as la moindre question, n'hésites pas à me le faire savoir. D'accord ? » Lui avouais-je, sans crier gare. Presque dans un murmure, à mesure, que je me risquais à lui prendre la main. Jouant fébrilement, avec ses doigts. Comme auparavant. Quand nous étions, encore, que les meilleurs amis du monde, qui ne savaient ce que l'avenir, les réserveraient... Pourtant, je restais concentrer, sur le beau brun. Le regardant, dans le plus grand silence. Attendant, patiemment, que ce dernier me révèle, ce qu'il avait sur le coeur. « Je... Je suis prêt à prendre ce que tu veux bien m'offrir. Une seconde un baiser et tout de suite après, une gifle au visage, je m'en moque. Je veux que tu te sentes à l'aise avec ça. Que ce soit presque rien ou encore, tout. Je... Je ne peux pas vivre sans toi, sans même penser une seule seconde à respirer un autre air que le tien. Ces derniers temps, c'est épouvantable, tout me fait penser à toi, à tes lèvres et à ton regard pénétrant... Je ... J'ai... arrête-moi, si je me trompe, mais, j'ai l'impression que c'est la même chose pour toi, non ? Dis-moi, si Avery ne serait pas là, j'aurais eu une chance de faire l'amour avec toi, l'autre soir ? » Me demanda-t'il, alors, toujours d'une petite voix calme, sereine. Bien, que j'y sentais, une certaine peur, dans le fond... Je le fixer, dont, avec de grands yeux, à la limite de se changer en secoupes. Me sentant absolument idiote, par les propos du bel apollon. Disons, que... Je n'avais l'habitude qu'on soit aussi direct, comme ça, à mon égard. Du moins, mon cher et tendre Eric, ne s'était jamais risqué à poser, de telles questions, qui prennent autant d'importance. D'ampleur. Je me sentais rougir, comme un pivoine. M'empourprer, alors que mon coeur battait beaucoup plus vite, que de coutume. Je ne savais par où commencer. Je n'avais, jamais, pris l'habitude, non plus, qu'il me dévoile de tels sentiments, aussi forts, aussi puissants, que cela ne puisse paraître... Je passais, dont, ma main, dans mes longs cheveux blonds, en signe d'embarrassement. Me mordant la lèvre inférieure, alors, que je tentais de me contrôler, désespérément. De ne pas me jeter dans ses bras. A se demander, s'il ne le faisait pas exprès... Il savait, que c'était dangereux, de faire ça. Que j'essayais de lutter, malgré tout, contre les sentiments que je lui portais. De ne point commettre un acte irréparable. Qui nous permettrait guère, de revenir en arrière... Oui, c'était peut-être de trop. Sans nul doute, aurait-il était plus sage, de me dire de partir. Hélas... Que pouvais-je faire de plus ? Visiblement, la balle était dans le camp de mon âme soeur. « Je... Je n'ai nullement l'intention de te faire du mal. Je te le promets. Je... Je ne veux pas de cela, tout au contraire... La seule chose, que j'ai envie de faire, depuis que j'ai passé cette porte, c'est... » Je respirais, alors, un grand coup, comme pour me donner du courage. Essayant de calmer les battements de mon coeur. De mon rythme cardiaque, qui se voulait un peu trop rapide, saccadé. « Je n'ai jamais cessé de penser à toi. En particulier, depuis ce soir-là, je... Je sais, que, c'est cruel. Que je devrais te laisser tranquille, après tout ce que je t'ai infligé, seulement, je... Il m'est impossible d'être loin de toi. La seule chose, que j'ai envie de faire, quand je te vois, c'est de me jeter dans tes bras. De t'embrasser, jusqu'à ce que je n'ai plus le moindre souffle de vie. Jusqu'à-ce que mon coeur cesse de battre. Et... Ca me rends folle. Je... Tout me manque, chez toi. Ton odeur, ton parfum, qui m'enivre, à chaque instant. Ton doux visage. Tes yeux, dans lesquels je me noie. Ton sourire, qui me fait fondre. Ton rire cristallin, ta bonne humeur, qui me redonne le sourire. Qui me rassure... Tes bisous magiques. La chaleur de tes bras... Le goût de tes lèvres... Je... Oui, si Avery n'était pas là, on l'aurait fait. Mais... Je... Il faut que tu saches, que, ce n'est pas, que physique, je... Je t'aime vraiment. Plus que tout, et... C'est bien ça, le problème, Eric. Tu... Es le seul qui arrive à me faire ça. Je... N'arrive pas à rester indifférente, tu... Tu me mets au supplice. J'ai envie d'être avec toi, et pourtant, je... » Je lâchais, dont, doucement, sa main, et poser les miennes, en coupes, sur mes joues, alors, que je reprenais mon souffle, doucement. Que je fermais les paupières, sur mes orbes ténébreuses. Essayant de rester calme. Moi-même. De ne pas me laisser consumer, emporter, dans ce flot de sentiments. De folle frénésie. Non, je devais résister... Il ne fallait surtout pas, que mon petit prince s'en mêle. Continuer dans cette voie-là, parce que, je sais que nous irions plus loin. Que j'allais céder. Et, je me sentais lasse, fatiguée, de devoir le repousser, alors, que je ne le voulais guère... Je sentais, dont, les frissons montaient. Parcourir mon échine, cependant que je suffoquais. Le chauffage était monté d'un coup, dans l'appartement, ou n'était-ce que moi, qui était prise de ses bouffées de chaleur ? Si seulement, il savait dans quel état, il me mettait. Et, la suite, n'allait en rien, m'arranger, dans cette situation... « Plus le temps passe, et plus je dois me retenir, pour ne pas t'embrasser, c'est épeurant. » Je rouvrais, dont, mes petites billes bleutées, à mesure que je lui adressais, enfin, après tout ce temps, un mignon petit rictus. Et, aussi étrange que cela puisse paraître, cela me faisait quelque chose. Me toucher. Il était là, avec son air tout mignon, tout fragile et pourtant, si fort, à la fois... A cet instant si propice, je n'avais envie, que de le prendre dans mes bras. De le protéger, contre vents et marrés. Envers et contre tout. Nous enfermer, dans une petite bulle, qui nous couperait, de cette joute, lasse du monde. Au moins, le beau brun savait ce qu'il voulait. Tout comme moi, je le désirais, tout autant. Pourtant, je restais aussi stoïque, aussi raide qu'un piquet. Comme si, j'étais effrayée de commettre une erreur. Comme si, j'avais peur, que celui-ci ne me tende un piège... « Ne me tente pas, petit prince. Parce que, j'ai tout envie de le faire, également. » Ajoutais-je, presque dans un murmure, alors, que je louchais entre ses iris, aux douces couleurs caramélisées, et ses douces lèvres, si pulpeuses, et sucrées. Oui, j'en rêvais... La tentation était grande. Trop grande à mon goût. Le problème, c'est que, si nous ne faisions point assez attention, nous allions, tout deux, nous brûler les ailes. Et, ça, je ne pouvais me le permettre. A mon plus grand désespoir... « Je t'aime, Primrose, et je ne vais jamais arrêter de t'aimer. Quoi que tu décides. » J'approchais, alors, mon visage, du sien. Sans toutefois, tenter quoi que ce soit. Rien, qui pourrait être déplacé, du moins. Rien qui pourrait le blesser. Ni lui, ni moi... Lui caressant la joue, au passage, avec délicatesse, cependant, que je le toiser. L'admirer, dans le plus grand silence, le temps de quelques instants... Primrose... Cela faisait bien longtemps, qu'on ne m'avait appelé, par mon premier nom. Pas même, le bel apollon... Primrose, qui, de base, est le synonyme de Primvère. Une plante, qui fleurie de février, jusqu'à mai, et dont le feuillage est semi-persistant. Un nom, qui signifie, en latin « fleur du printemps » Etrange, n'est-ce pas ? Quand j'étais toute petite, mon père s'amusait, à m'appeler, ainsi. Parce qu'il savait, que je détestais cela... J'avais l'impression d'être, constamment, comparée à cette fleur. D'être considéré, comme cette plante, plutôt qu'un simple être humain... Je me souvenais, que, chaque fois, qu'il l'avait fait, je m'étais mis à tapoter mon pied, sur le carrelage froid, en croisant les bras, telle une petite fille contrariée. Pourtant... Quand c'était mon âme soeur, qui m'appelait ainsi, cela ne me dérangeait guère. Je n'avais jamais broncher, avec lui. « Malgré tout ce qui s'est produit, tu... Tu m'aimes toujours ? » Lui demandais-je, d'une petite voix douce, bien, que tout aussi prudente, à la fois. J'avais envie de répondre à ses attentes. A ses prières. Lui avouer, combien je l'aimais. Tout autant. Plus que tout, en ce bas monde, mais... Allez savoir pourquoi, je ne me sentais, point, rassurée, malgré cela. Bien que ça me toucher, j'avais peur, que tout s'implose. Que tout parte en éclat... Comme s'il me manquait du temps... Parce que, le temps, il file tellement vite... Un jour on est en été, l'autre en hiver. Le temps, on dit, qu'il est précieux, qu'il guérit toutes les blessures. Qu'il répare tous les coeurs brisés. Le temps enterre les mauvais souvenirs... Du temps, on en voudrait tellement plus. Quand on ne veut pas quitter quelqu'un, que l'on n'aime. Le temps... On en demande toujours plus... Quand on passe un moment merveilleux, on voudrait qu'il ne s'arrête jamais. Le temps, profitez-en, car un jour, vous n'en aurez plus...

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MessageSujet: Re: Tous les topics pour Eric.   Lun 16 Sep - 9:12

ERIZONA - METS TES PEURS ENTRE PARANTHESES, PRENDS LE RISQUE D'ETRE HEUREUX.
« IL AVAIT TOUT FAIT, POUR LA RETENIR, MAIS PARFOIS, TOUT N'EST PAS SUFFISANT... »



    J'ai toujours dit, que, je serai bien toute seule... J'aurai mon boulot, mes amis. Mais, avoir quelqu'un dans ma vie, en permanence, ça n'en vaut pas la peine... Oui, j'ai toujours pensé à ce genre de choses, parce que... Aimer peu parfois rendre fou, stupide. Naïf, désarmé. Perdu... Aimer, c'est aussi souffrir, parce que l'autre est absent, parce que l'autre ne nous aime pas, parce que l'autre ne nous aime plus. Parce que l'on aime deux personnes à la fois, alors, que l'on sait, pertinemment, que ça ne devrait être le cas. Que ça va forcément se retourner contre nous... Peut-on parler d'amour, quand celui-ci n'est pas réciproque, ou beaucoup trop, justement ? Peut-on aimer tout seul ?  Peut-on continuer à porter ce masque ? Ce masque de l'indifférence ? Faire semblant de sourire, alors que notre âme se fissure, se réduit en un simple futile amas de poussière ? Alors, qu'on ne fait que se réduire au silence. Alors, que notre âme se fait broyer, dans un monde parés de désillusions, de désespoir ? Peut-on remonter cette pente, qui nous parait, que bien trop haute. Bien trop escarpée ? Alors, qu'on fait juste semblant d'être heureux, cependant qu'on vit dans l'ombre, de cette personne, dont les sentiments ne sont que trop fort, trop puissant. Trop difficile à supporter, à lutter ? Pourquoi continue-t-on d'aimer, quand on sait que c'est inutile. Que ça ne mène à rien. Que ça nous rend tout simplement malheureux ? Certes, ma relation avec mon petit prince, n'était point toujours, tout blanc ou tout noir. Comme toute grande amitié, bien constituer, nous avions eut des hauts et des bas. Nous avions souris, ris aux éclats. Voir, jusqu'à en avoir mal aux côtes. Nous nous étions confier, le moindre de nos petits secrets. De nos rêves. De nos espoirs et projets d'avenir. Nous avions toujours été en symbiose, en parfaite harmonie. Mais, nous avions eu, également, des divergeances, des querelles, qui nous ont séparer, durant un certain laps de temps - temps, qui nous avaient, que trop rapprocher, l'instant d'après. Un temps, qui m'avait tant rendu coupable. Un temps, où je m'en était tellement voulu de lui faire autant de mal. De me montrer faible, égoïste à son égard. Aussi froide, qu'un pâle matin de printemps, qui frissonne, encore, sous un hiver de glace... Tout me parraissait si lointain, désormais... La vie me parraissait si monotone, si fade, sans sa présence. Mon univers, tout entier, n'était qu'un océan rempli de ténèbres, sans mon âme soeur... Il a pris des petits morceaux de moi. Des petits morceaux, au fil du temps. Mais, si petits, que j'ai pas fait attention. Il voulait faire de moi cette personne que je n'étais pas. Et, le pire, c'est que, j'ai fini par devenir ce qu'il voulait... Au départ, j'étais moi, Primrose Arizona Rosebury. Mais... Ensuite, tout à changer. Basculer, du tout au tout... Vous voyez, au début, j'avais juste besoin de quelqu'un, qui passe me voir tous les jours. Tous les soirs, d'une personne qui me prête son épaule pour pleurer, quand tout va de travers, et qui sache aussi me faire rire, afin que je me sente moins seule et moins triste. C'est ce que le beau brun avait fait, à mon égard. Comme, j'avais toujours été là, pour lui. Pour le soutenir, l'épauler. Mais... C'est devenu bien plus que ça... Sans que je ne contrôle quoi que ce soit, je me suis faite emportée par l'amour. un peu comme à l'océan, quand une vague vous prend par surprise et vous entraine, sans que vous n'ayez le temps de vous en rendre compte... Je l'aime, oui. Je l'aime, autant que j'aime Avery. Et ça, ça me fait vraiment flipper, parce qu'il à réussi à prendre un morceau de moi. Et, je l'ai laissé faire, alors, que, le seul, qui devrait s'occuper de cette tâche, c'était mon fiancé. Et, lui seul...

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MessageSujet: Re: Tous les topics pour Eric.   Sam 28 Sep - 23:23


    Toutes mes salutations, mes chers et chères Aliens et Aliennes.


    Comme vous vous en doutez et, surtout, comme le titre l'indique, toutes bonnes choses, ont toujours une fin. Et, qui dit, que tout à une fin, signifie le départ. Effectivement, je suis venu vous annoncer, avec tristesse et regret, que je m'en vais. Comme vous vous en doutiez, depuis quelques temps, je prenais mes distances. Je commençais à devenir inactive et manquer à de nombreux devoirs, au sein du forum. J'ai négligé et déçu la plupart des personnes, se trouvant ici. Ce qui, naturellement, n'était pas mon but. Et, je tiens à présenter mes excuses les plus sincères, en espérant, que vous serez assez indulgents, de mon écart de conduite. Bien, que j'en ai conscience, que, je ne le mérite pas autant. Peut-être, d'aucune façon que cela soit, même. C'est pourquoi, je préfère m'éloigner, pour le moment... J'ai murement, et surtout, longuement réfléchi, et, je pense, que c'est le mieux à faire. Peut-être, que, je finirai par regretter ma décision, qui sait. Je sais, que, vous me manquerez tous et toutes, sans exception. Que, le fait de ne pas vous dire de petits mots d'amour, à longueur de temps, vont me manquer affreusement. Nos petits délires, les smileys qu'on se mettait. Les conversations sur la Chatbox. Je tiens, d'ailleurs, à vous remercier. Pour tout ce que vous avez fait. Pas seulement pour moi, mais, pour tout le monde, ici présent. Pour le forum. Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais sentie aussi bien. Que j'ai pris plaisir à rp. Mais, surtout, je ne m'attendais pas du tout à m'attacher à des personnes aussi adorables, attachantes. Aussi parfaites que vous. Vous êtes comme une seconde famille, pour moi. Et, cela le restera toujours. Et, sachez, que, je ne vous oublie pas et que je vous aime. Et, que je serais toujours là, pour vous. D'une façon comme d'une autre. Seulement, j'ai besoin de tourner la page. De prendre le large, car, pour des raisons, qui me sont devenues un peu trop personnelles, cela en devient, également, un pincement au coeur. Une douleur lancinante. Et, je ne peux pas rester là, pour le moment. Pas en faisant comme si tout aller bien, dans le meilleur des mondes. Pas en continuant de sourire et de me dire, constamment, que ce n'est qu'une petite passage. Que cela s'atténuera, tôt ou tard. Je ne veux pas me cacher derrière des faux semblants, des semblants de sécurité. Et, oui, ça parait, peut-être, égoïste ou stupide, venant de ma part, mais vraiment, je ne peux plus, pour l'instant.


    Je tiens, encore, à vous remerciez. A chacun et chacune de vous. En particulier à Aileen. Ma magnifique femme d'AL, qui a réussi à me faire rire. A me faire voir la vie en rose. Toujours partante pour faire des folies et remonter le moral. Un vrai rayon de soleil. Merci à toi, ma Juliet. Ma femme, qui a toujours été présente, dans les bons, comme dans les pires moments de ma vie. Autant ici, que dans la vie. Tu as toujours été ma lueur d'espoir. Merci à Enora et Kaylissia, qui m'ont toujours redonné la pêche, le sourire. Même, dans mes mauvais jours. Ne changez rien, surtout, mes petits amours. Merci à toi, Nemo. Cela m'a vraiment fait plaisir. M'a vraiment fait chaud au coeur, de t'avoir retrouvée ici. Même si cela n'aura été, malheureusement, que, de courte durée. Et vraiment, je ne peux m'empêcher de penser, que tu as fait un excellent choix, en prenant le scénario de Jayden. Et, que, j'espère, que, tu prendras bien soin d'elle. Je te souhaite une excellente continuation, pour la suite, et toutes mes pensées vont vers toi. Merci à Bonnie. Bien, que, je ne te connaissais pas vraiment, je suis super heureuse que tu fasses partie de cette grande famille. Que tu es toujours là, quoi qu'il arrive. Et, je te souhaite le meilleur. Merci à Posy. Ma merveilleuse Champigirl, qui m'a toujours fait rire. Surtout avec ta folle attitude, et tes gueguerre avec Aileen. Je garderai toujours, de merveilleux souvenirs, avec toi. Merci à Damian. Mon petit Trésor, mon essentiel. Ma lumière au coeur des ténèbres. Je n'oublierais jamais nos conversations interminables. Tous les petits mots d'amour, qu'on s'est dit. Tes plans diaboliques, qui me faisait tellement rire, et qui me donnait envie de me joindre à toi. Dans le côté obscur de la force. Et, ne t'en fais pas, quoi qu'il arrive, je t'aimerai toujours. Tu peux être sûr que je ne te lâcherai pas de sitôt. Toi et moi, c'est pour la vie. (a) Merci à Eric, mon âme soeur. Mon petit flocon des neiges et nos rp et mps, qui se changeait toujours en roman. Vraiment, j'ai aimé chaque instant, passé avec toi. Bien, que, cela m'a toujours, un tant soit peu, paru trop court. Vraiment, j'étais aux anges, quand tu es apparu(e). Une grosse surprise, surtout, quand tu t'es enregistré (tu te rappelleras certainement. Wink) . Merci, aussi, à Avery. Mon petit Cheeze. Mon flocon d'avoine. Aux délires qu'on a eu, entre Eric, toi et moi. Le petit trio inséparable. Aux plans, que l'on avait tous planifier, avec soin et, surtout, avec amusement. Merci à Hanaël. Ma magnifique, merveilleuse, sublime Wife. Ma femme, number One. Que de souvenirs... On a tellement fait de chemins. Tellement partager... Autant les bons, comme les mauvais. J'avoue que, ça n'a pas toujours été des plus simples, mais, tu as toujours été là, pour moi. Toujours présente pour me réconforter, me soutenir. Me ramasser à la petite cuillère. Ecouter mes supplices, afin de ne pas te voir partir. Ca été un véritable coup dur, quand tu n'étais pas là. Mais, vraiment, je te remercie pour tout ce que tu as fait. Tu es une véritable perle, et, j'espère vraiment, que tu réussiras. Pour tout. Tu as toujours été le pilier d'Always Love, avec Paquerette, et je n'oublierais jamais, tout ce que tu as fait. Pour elle, pour moi, pour nous. Pour le forum. Les anciens et nouveaux membres. Je te souhaite, que du bonheur. Et, pour terminer en beauté... Un ENORME MERCI à toi, Jayden. La Paquerette. Ma Paquerette. Le pilier du forum, également. Tu t'es toujours battue, surpasser à chaque instant. Autant sur le forum, qu'en dehors. Tu as toujours été un modèle, pour moi. Ma petite héroïne. Et non, je n'exagère pas du tout, crois-moi. Je me rappellerais toujours de ce moment-là. Quand, je suis venu squatter. Que, je t'ai envoyé ce mp, pour te demander si ma présence ne te gênait pas, à toi, comme pour ma Wife. Et, que, si c'était le cas, j'étais prête à attendre, sagement. Qui aurait cru que le courant passerait tout de suite, entre nous ? Qui aurait dit, que j'allais autant m'attacher à toi ? Tu m'as apporté tellement de réconfort, tellement de soutien. Tu as toujours eu le dont de me redonner du courage, de la joie. De me faire rire, même quand il ne le fallait pas. Tu as toujours été là. Autant pour les membres, comme pour moi. Toujours là, pour faire passer le bonheur des autres, avant le tiens. Toujours présente pour guider, faire plaisir, quoi qu'il arrive. Tu es tellement drôle, charmante, adorable. Magnifique, sublime, extraordinaire. Et, je t'en remercie, du fond du coeur. Pour tout ce que tu as dit. Tout ce que tu as fait. Et, je sais que, bien, que tu l'acceptes, tu n'es pas de cet avis, j'en ai conscience. Et, crois-moi, j'en suis encore désolée. Désolée, si je te déçois, si je t'attriste ou si je t'agace - sait-on jamais. ^^' Vraiment, je n'ai jamais voulu que, ça soit le cas. Ca me fait mal de savoir que ça t'affecte, d'ailleurs. Mais, sache que je t'aime et que, je serais toujours là, pour toi, quoi qu'il arrive. Je ne te laisserai jamais tombé, c'est promis. Même si, j'ai conscience que, ça ne sera plus du tout pareil. Comme avant. Même si, il y a des risques, que je regrette ce choix, je te remercie, du fond du coeur, tout de même. Vraiment.


    Enfin... Tout ce long discours, pour vous dire que je vous aime. Que je pense fort à vous. Surtout, ne changez rien. Continuez à vous soutenir, vous entraidez. Rester soudés, forts et heureux, comme cela a toujours été le cas. Continuer de faire vivre AL. Continuer de briller, telles des étoiles, dans le firmament. Toutes mes pensées vous accompagne. Et, j'espère, de tout coeur, que tout ce que vous entreprendrez, se réalisera. Vraiment, je ne souhaite que le meilleur, pour vous tous et toutes. Car, des perles, des amours, comme vous, ça se mérite. Vous en valez la peine. Et, que Alaways Love, sans chacun de vous, n'est plus Always Love.
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